Le ministère libanais des Affaires étrangères a affirmé que l’attaque visant les forces internationales constitue un acte grave et une violation du droit international ainsi que des résolutions des Nations unies.
Dans un communiqué, le ministère libanais des Affaires étrangères a condamné dans les termes les plus fermes les tirs ayant visé la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) lors de trois incidents distincts, alors que ses unités effectuaient des patrouilles de routine à proximité de leurs bases à Yater, Deir Kifa et Qlaouiyeh.
Le ministère a qualifié ces attaques d’acte dangereux et inacceptable contre les forces de maintien de la paix, soulignant qu’elles constituent une violation du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité. Il a rappelé que la FINUL, en vertu de son mandat et conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité adoptée en 2006, est habilitée à prendre les mesures nécessaires pour assurer sa légitime défense et s’opposer à toute tentative visant à entraver, par la force, l’exécution de ses missions.
Le ministère libanais des Affaires étrangères a également exprimé la pleine solidarité de Beyrouth avec la FINUL, son commandement et les pays contributeurs, réaffirmant la profonde reconnaissance du Liban pour le rôle essentiel joué par ces forces dans le soutien à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans le sud du pays.
Le communiqué a par ailleurs salué la décision du gouvernement libanais, adoptée le 2 mars 2026, interdisant les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, désormais considérées comme illégales, et l’obligeant à remettre ses armes à l’État libanais. Le ministère a souligné que cette décision est claire et sans ambiguïté : aucune organisation armée en dehors du cadre de l’État ne sera autorisée à plonger le Liban dans le chaos au service d’agendas suspects.
Le ministère libanais des Affaires étrangères a enfin réaffirmé la détermination ferme de Beyrouth à exercer pleinement sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire et à réserver le monopole des armes aux institutions légitimes de l’État, afin de préserver la sécurité du pays et les intérêts de son peuple.





