L’armée israélienne a averti en début de soirée ce 13 mars qu’elle frappera désormais toutes les infrastructures civiles et logistiques libanaises utilisées par le Hezbollah. Cela après la destruction stratégique du pont Al-Zarari sur le fleuve Litani, souligne RFI.
De son côté, l’état-major israélien a ordonné un renforcement considérable de son commandement nord. L’armée annonce mobiliser des réservistes sur tous les autres secteurs. Officiellement, il s’agit de relever le niveau de préparation face à “différents scénarios”, mais sur le terrain, l’activité suggère une invasion imminente.
L’aviation prépare déjà le terrain : plus de 1100 frappes ont visé le sud du Liban et la banlieue de Beyrouth ces derniers jours. Les cibles sont claires : les positions de la force Radwan du Hezbollah et les centres de commandement de l’organisation chiite.
Dans le ciel de Beyrouth, l’offensive est aussi psychologique : selon les médias, des avions israéliens ont largué des milliers de tracts munis de QR codes, une tentative de recrutement de masse pour infiltrer le renseignement libanais.
Le cabinet de sécurité israélien devait se réunir, mais il semble dès à présent qu’une invasion de grande ampleur soit inévitable.





