Clin d’œil
Par Samir Abdel-Ghani







Il s’agit d’une des préoccupations de Dr Taher Abdel-Azim, un sujet de discussion qu’il partage à l’Université avec de grands professeurs. Et dans cette veine, il a tenu une série de séances pour examiner l’avenir des arts et quelle démarche entreprendre avec l’intelligence artificielle. Et d’après lui, bien des choses vont changer dans la façon d’enseigner et d’aborder les étudiants. Bien plus, le domaine de l’art va connaître de grands changements. Une question s’impose : comment dompter ce grand monstre ? Va-t-il contrôler tout le monde ?

Sur sa page sur les réseaux sociaux, il présente au quotidien une vision très différente et se pose des questions inattendues ou surprise du type : « Qu’en est-il si les artistes Picar et Farouk Hosni se réunissent dans une seule œuvre ? » A chaque fois, il insiste sur un même élément que tout ce qu’il présente vise à pérenniser l’art des grandes artistes qui ont enrichi la scène artistique par leur contribution et qu’aucune technologie ne peut égaler leur art. Il rappelle également que la valeur humaine demeure l’origine et c’est ce qu’il faut préserver. Puis, il présente via l’intelligence artificielle des œuvres inspirées par certains plasticiens sans être leur vraie œuvre. Mais, l’image paraît tellement réaliste qu’elle mérite d’être discutée et qu’elle peut alimenter un vrai dialogue.
Il a présenté également les œuvres du grand sculpteur Mohamed Alaoui qui a été le disciple du génie Gamal Al-Séguini et qui s’est distingué par sa capacité à préserver ses origines. Alawi a présenté dans ses œuvres une technique particulière où le corps humain est exploité d’une manière abstraite qui révèle en même temps sa profonde expérience académique marquée par d’innombrables expériences réalistes. Alawi dispose d’une compétence inédite.
Dr Taher Abdel-Azim a fait une expérience très particulière en présentant les œuvres d’Alawi via l’intelligence artificielle. Et, cette expérience a été faite sur deux volets : une reproduction exacte des œuvres de l’artiste, une reproduction de l’œuvre de l’artiste avec quelques modifications. Pour ce faire, il a fallu analyser les œuvres d’Alawi : caractéristiques, matériel, dimensions, angles, etc… Il est parvenu à une même conclusion : aucune intelligence artificielle ne peut égalée l’homme. Mais, en même temps, il insiste sur le fait que les spécialistes de l’art doivent bien savoir manipuler ces outils technologiques et les exploiter de sorte à les aider. En même temps, il a noté qu’il est important d’apprendre aux étudiants à savoir utiliser ses outils pour être capable de faire face aux différents challenges.





