Le “Chat GPT” soulève déjà une vive polémique après avoir répondu à d’innombrables questions, en analysant les données et les textes sur Internet, d’autant qu’un juge au Nord de Colombia (Etats-Unis) a reconnu avoir eu recours à cette appli pour émettre certains verdicts. Toutefois, on pourrait penser à tort que l’IA viendra remplacer le juge dans sa fonction, en laissant les algorithmes et formules mathématiques rendre des décisions de justice. Débat.
Par Névine Ahmed
D’aucuns pensent que c’est ni la question ni l’ambition aujourd’hui, d’appliquer l’intelligence artificielle dans le domaine juridique et donc voir des machines remplacer les magistrats. Sur le site d’informations “JDN”, on souligne que plus que jamais, l’IA s’est vu frayer un chemin dans la quasi-totalité des domaines.
La publicité, la finance, le commerce et d’autres, aussi; où l’on a vu cette a-intelligence supplanter, voire remplacer l’intervention humaine. D’après les différentes recherches effectuées jusque-là, le champ de la justice est peut-être le seul domaine où l’intelligence artificielle a la haute main, puisque l’IA ne devrait être que l’outil que les humains utilisent pour faciliter leurs tâches et non pas pour décider le sort des autres ou en prendre les décisions, notamment quand il s’agit des décisions de la justice. D’autres pensent- toujours selon la même source- que l’on peut introduire des “algorithmes” dans les tribunaux, mais il faut se demander toujours, dans quelle mesure les acteurs de la justice pourront en tirer profit. Au Nord de Colombia aux EtatsUnis, un juge a avoué avoir posé la question, à l’aide de l’appli “Chat GPT” : le mineur autiste, serait-il exempté des frais de son traitement ? La réponse de l’appli était “oui”. Et ainsi, le juge dit avoir émis son verdict à partir de la réponse qu’il a reçue de l’appli. Des accusations de négligence ont été lancées contre le juge qui a été pointé du doigt, puisqu’il devait plutôt recourir aux textes juridiques au lieu de consulter une appli.
La société propriété de “Chat GPT” a commenté que l’IA ne devrait en aucune sorte remplacer l’expérience du juge humain. Cet incident a tiré la sonnette d’alarme, si dans l’avenir on verra l’IA contrôler le sort des humains. Ceux qui défendent l’idée, estiment que l’IA ne peut que simplifier la tâche des juges humains et accélérer les procédures juridiques et donc l’émission de verdicts. “Aujourd’hui, l’IA est mise au profit de la justice à des échelles différentes. Pour faciliter les recherches de textes de lois ou des jurisprudences, des bases de données ont été créées afin d’alléger le temps de recherche fastidieux auquel étaient confrontés tout autant les professionnels du droit que les justiciables. L’IA peut aussi apporter son aide à la prise de décisions en analysant objectivement les caractéristiques de la situation donnée.
Ce n’est ici plus un simple outil, une barre de recherche, mais bien un support sur lequel le juge peut se fier pour l’assister in fine dans sa prise de décision qui lui appartient.”, écriton sur le site “JDN”. Le juge et l’intelligence artificielle et la perspective d’une justice rendue par la machine, est à présent le thème le plus controversé. Et les questions se succèdent : la justice peutelle raisonnablement être confiée à l’intelligence artificielle ? Un juge peut-il condamner ou innocenter sans preuve ? Un ordinateur en tant que juge serait-il préférable ? Les juges seront-ils remplacés par des robots dans les tribunaux du futur ? Ces questions ont été posées au public et les réponses étaient presque toujours contre : “Oui… si l’accusé est aussi un robot” ou encore : “Si l’IA a été programmée par des humains qui ont fait passer leurs préjugés aux robots, donc je doute qu’ils puissent remplacer les juges à n’importe quel niveau”. Alors que ceux qui sont pour, ont souligné que l’intelligence artificielle pouvait être capable de prendre de simples décisions, sans rémunération et à moindre frais. Sur le site “intelligence artificielle.com”, on estime qu’il y a une grande différence entre le fait de prédire un jugement et d’en exercer un. Pour en conclure, nous pouvons dire que l’IA peut se charger de l’une mais certes pas de l’autre. Il reste à souligner que bien que la technologie ait réussi à prouver sa capacité cognitive, il reste des domaines dans lesquels, les humains restent indispensables.









