L’incompréhension domine autour des solutions proposées par la Première ministre pour contrer une inflation au plus haut et une livre sterling au plus bas, selon 20minutes.fr
Les débuts de Liz Truss à Downing street sont particulièrement difficiles. Elle allait donc tenter de reprendre la main hier dimanche sur le plateau de la BBC avant d’affronter son parti, où la colère montait, pour le congrès annuel des conservateurs. La Première ministre britannique a en effet vécu une semaine cauchemardesque politiquement et économiquement, conclue par des manifestations samedi.
Des milliers de Britanniques sont descendus dans les rues pour protester contre la crise du coût de la vie, brûlant parfois des factures alors que le gouvernement assume tant bien que mal sa politique budgétaire après une semaine de chaos sur les marchés financiers.
Inflation au plus haut, livre sterling au plus bas, inquiétudes à l’approche de l’hiver… Le nouveau gouvernement conservateur avait promis une action immédiate pour faire face à la crise, mais l’annonce la semaine dernière de baisses d’impôts massives à destination des plus riches a suscité plus de colère et d’incompréhension qu’autre chose.
La majorité des Britanniques ont accueilli froidement le « mini-budget » présenté par le gouvernement la semaine dernière. Les annonces ont aussi affolé les marchés et fait descendre la livre sterling à un plus bas historique entraînant une intervention du Fonds monétaire international et de la Banque centrale. Mais « ne rien faire n’était pas une option », a affirmé le ministre des Finances Kwasi Kwarteng dans le Telegraph vendredi soir pour justifier les baisses d’impôts massives, dont le financement reste flou. Il a promis un plan pour réduire la dette à moyen terme mais l’agence de notation Standard & Poor’s s’est montrée sceptique, revoyant à la baisse sa prévision de soutenabilité de la dette souveraine britannique.






