Le 11 septembre 2001, les terroristes d’Al-Qaïda ont ahuri le monde en lançant une attaque contre les États-Unis.
Ce jour-là, près de 3000 personnes ont perdu la vie quand quatre avions détournés par des pirates de l’air se sont écrasés, notamment sur les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et l’édifice du Pentagone, à Washington.
Les répercussions de l’attaque terroriste, considérée comme la pire de l’histoire, ont aussi été nombreuses partout dans le monde… jusqu’à aujourd’hui. Analyse La Presse publié le 6 septembre 2021
Coûts économiques
En plus de la tragédie de la perte de milliers de vies humaines, l’attaque du 11-Septembre a exacerbé une récession qui avait commencé en 2001 aux États-Unis. Le New York Times a évalué que le groupe terroriste Al-Qaïda avait dépensé environ 500 000 $ pour mener à bien l’attaque du 11-Septembre, mais que le coût des dommages s’est élevé à 55 milliards, dont 24 milliards en revenus perdus des victimes, et 8 milliards pour les édifices du World Trade Center. Fermée après les attentats, la Bourse de New York a chuté de 7,13 % le jour de sa réouverture, le 17 septembre. Le monde de l’aviation a aussi été durement touché, bien des gens ayant cessé de voyager dans les mois qui ont suivi l’attaque.
Guerre en Afghanistan
Le 7 octobre 2001, une coalition formée des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et du Canada, notamment, a attaqué l’Afghanistan, à l’époque contrôlé par le régime taliban qui offrait un sanctuaire à Al-Qaïda, organisation à l’origine des attaques terroristes. La coalition a vite réussi à chasser les talibans du pouvoir, mais s’est enlisée dans la lutte armée avec eux pour conserver du territoire. Vingt ans après le début des hostilités, le président Joe Biden a ordonné le retrait des dernières troupes américaines l’été dernier, ce qui a mené à la prise rapide de Kaboul par les talibans, à la mi-août.
Pas moins de 162 canadiens ont perdu la vie dans ce conflit, soit 158 militaires, 2 travailleuses humanitaires, 1 journaliste et 1 diplomate. Chez les troupes américaines, 2461 militaires ont perdu la vie.
Guerre en Irak
On sait aujourd’hui que le secrétaire à la Défense de l’époque, Donald Rumsfeld, a cherché à impliquer l’Irak et son président Saddam Hussein dès le jour des attaques du 11 septembre 2001.
S’en est suivie une campagne de tous les instants menée par l’administration Bush afin de convaincre le monde du danger posé par Hussein, campagne qui a culminé avec la désormais célèbre présentation du secrétaire d’État Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur la présence d’armes de destruction massive en Irak, dont les « preuves » ont par la suite toutes été réfutées.





