Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) a été lancé en octobre 2023 en Union Européenne (UE) et entrera pleinement en vigueur en 2026. Si le MACF permet inéluctablement de traiter le problème de « fuites de carbone », plusieurs études démontrent qu’il ne résout qu’imparfaitement les problèmes de perte de compétitivité à l’export et pourrait même générer des externalités indésirables.
Les exportations de produits soumis à MACF vers l’UE des autres pays européens représentent un pourcentage plus élevé de leur PIB que celles des pays du reste du monde. C’est particulièrement le cas au Monténégro et en Islande, deux pays qui pourraient tirer un avantage de la hausse de la demande des pays de l’UE, précise BSI Economics.
En termes de parts de marché et de captation potentielle de l’augmentation demande de l’UE, les principaux « gagnants » seraient la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, la Norvège, la Turquie et le Brésil.
Une intensité carbone faible des exportations vers l’UE offrirait un avantage comparatif à plusieurs pays selon le type de produits exportés. Turquie, Brésil, Royaume-Uni et Etats-Unis sont les pays qui exportent généralement des volumes importants de biens vers l’UE avec une intensité carbone relativement plus faible.





