La semaine de haut niveau du sommet annuel de l’ONU démarre ce mardi 22 septembre, au siège des Nations unies de New York. Donald Trump s’est exprimé devant l’assemblée, après une année marquée par le conflit au Moyen-Orient, les menaces sur le Groenland et les instabilités en Amérique latine, entre autres. Emmanuel Macron a lui aussi pris la parole dans la soirée.
Sur l’IA, “quelques uns voudraient nous faire croire que deux puissances pourraient décider, les États-Unis et la Chine”, déplore Emmanuel Macron.
“Nous ne devons pas dépendre de l’un ou de l’autre” affirme-t-il, appelant à “un agenda de coopération en matière d’IA” notamment pour “protéger les élements sensibles qui touchent à notre sécurité nationale”.
Il faut que “cette coalition des indépendants (…) qui ne veulent pas devenir les vassaux de l’un ou l’autre des deux grandes puissances mondiales se mettent ensemble pour développer un modèle frontière ‘open source’ (IA de pointe accessible à tous) en mutualisant les capacités de calcul qui sont à leur disposition, en mutualisant leurs capacités d’investissement (pour créer une IA) que nous partagerions”, avance-t-il.
“Ne pas céder à la fatalité en matière de climat”
Emmanuel Macron appelle à ne “pas céder à la fatalité en matière de climat et de biodiversité”. “Nous avons beaucoup fait depuis les accords de Paris (…) nous ne devons pas dévier”, affirme-t-il.
“Si nous voulons répondre aux défis de la planète, du climat, nous avons besoin du multilatéralisme d’action (…) nous devons défendre la science indépendante et libre”.
Emmanuel Macron dénonce devant l’ONU un “spectacle qui nous fait honte à tous” à Gaza.
“Certains se flattent d’une paix prétendue mais elle n’a pas rouvert les voies humanitaires”, déplore le président français.
“Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza?”, lance-t-il, soulignant que bâtir une solution à deux États est la condition de la “sécurité d’aujourd’hui et de demain pour Israël et son peuple”.





