À l’issue de sa visite dans le gouvernorat de Beheira, le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouly, a affirmé que la vision portée par le président Abdel Fattah al-Sissi visant à faire de l’Égypte un centre régional majeur pour le commerce du gaz et de l’énergie était désormais une réalité tangible, produisant déjà des résultats concrets.
Lors d’une conférence de presse organisée à la fin de sa tournée, le chef du gouvernement est revenu sur plusieurs projets de développement et sur les avancées enregistrées dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de la santé et du tourisme.
Moustafa Madbouli a notamment souligné le succès de l’État dans le règlement des arriérés dus aux partenaires étrangers du secteur pétrolier et gazier. Selon lui, cette dette, qui s’élevait à plus de six milliards de dollars à la mi-2024, a été intégralement apurée avant l’échéance fixée par le gouvernement. Il a rappelé que le président de la République suivait personnellement ce dossier depuis deux ans et avait donné des instructions fermes pour le clôturer dans les meilleurs délais.
Le Premier ministre a estimé que cette démarche avait considérablement renforcé la confiance des investisseurs internationaux dans l’économie égyptienne. Il a indiqué que plusieurs grandes compagnies énergétiques mondiales avaient salué cet engagement, ce qui s’est déjà traduit par une accélération des activités d’exploration et de développement de nouveaux gisements.
Au cours de sa visite, Moustafa Madbouli s’est rendu sur plusieurs sites stratégiques du secteur énergétique, notamment les installations de la société Rashid Petroleum et le complexe de liquéfaction de gaz d’Edkou. Il a mis en avant l’importance des infrastructures gazières égyptiennes, rappelant que l’Égypte dispose des deux principales usines de liquéfaction de gaz naturel de la région, à Damiette et à Edkou.
Selon lui, cette capacité unique au Moyen-Orient permet aujourd’hui à l’Égypte d’attirer les pays voisins souhaitant exporter leur production de gaz. Il a notamment évoqué les futurs projets de raccordement des champs gaziers chypriotes aux infrastructures égyptiennes, confirmant ainsi le rôle croissant du pays comme plateforme régionale d’exportation énergétique.
La visite a également permis au Premier ministre d’inspecter plusieurs projets de développement dans le gouvernorat de Beheira. À Edkou, il a salué la transformation d’une zone autrefois dégradée en espace public moderne grâce à la coopération entre les autorités locales, des organisations internationales et la société civile. Il a appelé à reproduire cette expérience dans d’autres villes du gouvernorat.
À Rosette (Rachid), Moustafa Madbouli a visité plusieurs projets patrimoniaux, notamment le palais du roi Farouk à Edfina. Il a plaidé pour la valorisation touristique de ce site historique à travers sa transformation en destination culturelle et hôtelière après sa restauration. Il a également rappelé que Rosette possédait l’un des patrimoines islamiques les plus riches d’Égypte et faisait l’objet d’un vaste programme de réhabilitation destiné à renforcer son attractivité touristique.
Dans le domaine de la santé, le Premier ministre a inspecté l’hôpital central de Rosette, récemment modernisé et équipé de nouveaux services médicaux spécialisés. Il a souligné son importance pour les habitants de la ville ainsi que pour les populations des zones voisines desservies par cet établissement.
Concernant les infrastructures économiques, Moustafa Madbouli a annoncé l’entrée prochaine en service du nouveau port de pêche de Rosette. Il a également mis en avant le potentiel croissant de l’industrie nautique égyptienne, notamment dans la construction et l’exportation de yachts vers les marchés du Golfe et de l’Europe.
Le chef du gouvernement a enfin présenté plusieurs indicateurs économiques jugés positifs. Il a indiqué que les réserves de change de l’Égypte avaient dépassé 53 milliards de dollars, tandis que l’inflation poursuivait sa tendance à la baisse. Il a également salué les résultats de la campagne de collecte du blé, qui a déjà permis de dépasser les 4,8 millions de tonnes, attribuant cette performance aux politiques de soutien mises en place en faveur des agriculteurs et aux grands projets de développement agricole menés ces dernières années.





