Dr Moustafa Madbouli, Premier ministre, a prononcé l’allocution de l’Égypte lors de la réunion de haut niveau marquant le 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement. Il participait à cet événement au nom du Président de la République, Abdel Fattah Al-Sissi, dans le cadre de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Le Premier ministre a déclaré : « L’Égypte réaffirme que la mise en œuvre effective du droit au développement exige la création d’un environnement international favorable et l’instauration d’un système économique et financier international plus juste et plus équitable. Ce système doit permettre de traiter le fardeau de la dette, de soutenir le transfert de technologies et le renforcement des capacités, ainsi que d’éliminer les obstacles structurels limitant la capacité des pays en développement à atteindre leurs objectifs de développement. Il implique également de s’abstenir d’imposer des mesures coercitives unilatérales incompatibles avec les principes du droit international et d’œuvrer au renforcement de la coopération et de la solidarité internationales. »
Dr Moustafa Madbouli a souligné que, consciente de sa responsabilité nationale, l’Égypte a veillé à traduire le droit au développement en politiques et programmes plaçant l’être humain au cœur du processus de développement. Ces dernières années ont été marquées par des avancées majeures ayant un impact direct sur la vie des citoyens, notamment grâce au développement des infrastructures dans les secteurs des transports, de l’énergie, de l’eau potable et de l’assainissement, parallèlement à des investissements dans la santé et l’éducation ainsi qu’à l’élargissement du réseau de protection sociale. Le pays a également poursuivi ses efforts en faveur de l’autonomisation des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap, tout en accordant la priorité aux zones rurales et aux régions les plus démunies à travers plusieurs initiatives nationales. Au premier rang de celles-ci figure l’initiative présidentielle « Une vie digne » (Hayat Karima), devenue un modèle de référence en matière de développement local.
Enfin, le Premier ministre a insisté sur le fait qu’il est impossible d’évoquer le droit au développement dans un contexte marqué par la persistance des conflits, de l’occupation, des déplacements de populations, de la destruction des infrastructures et de la privation de ressources et des moyens de subsistance essentiels. Il a ajouté : « L’Égypte réaffirme que le droit du peuple palestinien au développement est indissociable de son droit à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale… »





