
Le créateur de Kirikou est de retour avec un film en trois volets: Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse. Trois contes qui célèbrent la liberté, la force de créer son propre chemin. À 78 ans, le conteur et réalisateur, invité du Festival international du film francophone (Fiff) à Namur, n’a rien perdu de son enthousiasme, selon La Libre Afrique. Afin de prouver sa valeur et de pouvoir gagner le cœur de sa belle, un jeune Prince koushite part à la conquête de l’Égypte voisine. Face à l’ampleur de la tâche, il demande conseil aux différents dieux. En démontrant son respect pour le vivant et pour les hommes, il conquiert les provinces les unes après les autres. Sa sagesse fait des merveilles. Ce conte, plein de faste et de symétries, est une ode à l’ambition, à la lucidité et à la confiance en soi. Dans son nouveau film “Le Pharaon, Le Sauvage et La Princesse”, au-delà des univers présentés, il y a un fil rouge : la volonté de ses héros de forger leur propre destin. « Je n’avais pas forcément vu de liens entre les trois histoires. Les gens me croient plus intelligent que je ne le suis. » (Il rit). « Mais c’est vrai que j’aime que les gens se libèrent des contraintes. » Entre ses trois moyens métrages transparaît sa passion pour d’autres époques, d’autres cultures. « Lors de ma première année d’études secondaires, j’ai découvert l’Égypte et j’ai été conquis par la beauté absolue des visages et des corps, la qualité des bijoux colorés. Ce côté sensuel, je ne l’ai pas compris tout de suite, je l’ai découvert récemment… » Michel Ocelot connaissait « la dynastie koushite qui a remonté la religion et l’art égyptiens et a réalisé de grandes constructions à Karnak. Je ne m’attendais pas du tout à être contacté par le musée du Louvre, mais quand j’ai appris qu’ils préparaient une expo sur cette dynastie, cela a fait tilt.





