L’ingénieur Khaled Hashem, ministre de l’Industrie, a rencontré une délégation d’Egypt Amoun Green Ammonia Company (un consortium composé de la société polonaise Henfra et de la société égyptienne Coxwins) afin de discuter du projet de production d’ammoniac vert que l’entreprise prévoit de développer en Égypte.
La réunion a permis d’examiner les caractéristiques du projet, qui vise un démarrage de la production d’ici 2031, avec des investissements initiaux d’environ 5 milliards de dollars, pouvant atteindre près de 10 milliards de dollars une fois la pleine capacité de production atteinte. La capacité de production annuelle prévue est de 400 000 tonnes, avec un potentiel d’expansion à un million de tonnes par an lors des phases ultérieures. Le projet est implanté à Ras Banas, dans le sud-est de l’Égypte, et repose sur un système hybride d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 2 000 mégawatts (1 000 mégawatts d’énergie solaire et 1 000 mégawatts d’énergie éolienne) sur une superficie de 100 kilomètres carrés, en toute autonomie par rapport au réseau électrique national.
Le projet vise également à créer une infrastructure d’exportation intégrée, comprenant un port dédié à l’exportation d’ammoniac vert. Ce dernier devrait générer des exportations estimées à environ 490 millions de dollars par an lors de la première phase, grâce à des contrats d’exportation signés pour l’intégralité de la production vers les marchés d’Europe centrale et orientale. Le projet devrait contribuer à la création de 500 emplois directs et de plus de 3 500 emplois indirects, en privilégiant le développement de la production locale de certains de ses composants.





