La planète football retient son souffle à l’approche du début du Mondial-2026, hors norme avec 48 participants et organisé dans trois pays (Etats-Unis, Mexique, Canada), dans un contexte de tensions géopolitiques qui font déjà des dégâts avec un arbitre somalien refoulé et écarté du tournoi, selon l’AFP.
Lundi soir, la Fifa a annoncé qu’un arbitre somalien, Omar Abdulkadir Artan, refoulé par la police américaine des frontières samedi à son entrée à Miami (Floride) en provenance d’Istanbul, n’officierait finalement pas durant la Coupe du monde.
Un premier gros couac pour la Fédération internationale, qui a expliqué dans un communiqué transmis à l’AFP qu’elle “n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas”.
Omar Abdulkadir Artan disposait pourtant d’un visa en règle, selon un haut conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports de la Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux Etats-Unis par l’administration de Donald Trump.
L’Irak a également connu des tracas administratifs à son arrivée aux Etats-Unis. Selon le Guardian, l’attaquant vedette des Lions de la Mésopotamie Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.
Quant à l’Iran, il fait toujours l’objet d’une attention particulière, dans le contexte de la guerre déclenchée le 28 février par des attaques américano-israéliennes.
Le flou règne toujours sur les conditions d’accès aux Etats-Unis de la Team Melli, qui a pris ses quartiers dimanche à Tijuana (Mexique) au lieu de Tucson (Arizona) comme initialement prévu, en raison du refus des autorités américaines de délivrer des visas de longue durée.





