Avec l’enchaînement des matches et le début de la phase à élimination directe du Mondial-2026, mardi contre la Suède en 16e de finale, l’équipe de France a choisi de s’enfermer dans sa bulle, privilégiant concentration et repli sur soi, selon l’AFP.
L’effervescence des premiers jours du tournoi a laissé place au calme au campus de l’université de Bentley à Waltham (Massachusetts), transformé en centre d’entraînement pour les Bleus durant la Coupe du monde.
Seule la présence au bord du terrain du champion du monde 2018 Adil Rami, toujours jovial, a tranché samedi avec la quiétude ambiante. La séance, qui a essentiellement concerné les remplaçants de la dernière rencontre du groupe I face à la Norvège (4-1), vendredi, a été très studieuse, signe d’une montée de tension soudaine à l’approche du premier rendez-vous couperet de la compétition contre les Suédois à East Rutherford (New Jersey), après un premier tour sans fausse note (trois victoires en trois matches, 10 buts inscrits).
A l’issue de la partie, les joueurs avaient pu passer la soirée de vendredi en famille à leur camp de base de Boston, l’hôtel Four Seasons, un sas de décompression bienvenu alors que le plus dur va commencer.
“C’est indispensable qu’il y ait cet oxygène”, a estimé l’entraîneur adjoint Guy Stéphan, qui avait suppléé le sélectionneur Didier Deschamps, rentré en France pour assister aux obsèques de sa mère.
Les délais désormais très courts entre les rencontres, espacées de seulement quatre jours, ont également réduit les activités médiatiques des Français, en dehors des conférences de presse de veille de match. Comme l’a martelé Ousmane Dembélé après son magnifique triplé face aux Norvégiens: “il faut rester concentré”.
En répétant la même phrase de façon laconique sans s’épancher, l’attaquant du PSG souhaitait exprimer son mécontentement vis-à-vis des commentaires négatifs sur ses prestations en sélection. Une manière aussi d’ériger une barrière entre le groupe et l’extérieur.
Guy Stéphan s’est d’ailleurs empressé de voler au secours du Ballon d’Or.





