L’intérêt du collectif plutôt que l’ego des stars: le sélectionneur de la Belgique Rudi Garcia n’hésite pas à poser des choix forts concernant ses cadres (Doku, De Bruyne, Lukaku), pas toujours ménagés par l’entraîneur français à la veille du huitième de finale face aux Etats-Unis, mardi à Seattle, selon l’AFP.
En remplaçant Jérémy Doku et Kevin De Bruyne à la 56e minute du 16e de finale face au Sénégal jeudi alors que ses Diables Rouges étaient menés 2-0, Garcia n’a pas fait de sentiments.
Et il a même surpris plus d’un commentateur en se privant de ses deux armes offensives les plus redoutées, même si les deux joueurs étaient particulièrement apathiques, à l’image d’une formation noir-jaune-rouge bousculée comme jamais depuis deux ans par des Sénégalais qui semblaient se diriger vers une qualification logique au vu de la première heure de jeu.
Ces changements (Doku remplacé par Dodi Lukebakio et “KDB” par Nicolas Rasquin), en même temps que les entrées en jeu de Romelu Lukaku après la mi-temps, et de Daniel Moreira quelques minutes plus tard, ont toutefois souri, les Diables rouges égalisant en moins de trois minutes avant de s’imposer dans la prolongation (3-2).
La qualification de la Belgique comporte quelque chose d’inespéré, voire de magique – la presse belge a parlé de “miracle de Seattle” – et Garcia aurait sans doute été vilipendé si ses changements n’avaient pas eu d’effet sur l’issue de la rencontre.
Si l’ancien entraîneur de Lille et de Marseille, qui reste sur une série de 17 matches sans défaite avec les Belges, est sorti grandi de cette séquence, il ne fait toutefois pas l’unanimité. Ces changements réussis “ne font pas soudainement de Garcia un héros ou un magicien”, a tempéré l’ancien international Marc Degryse, consultant pour le quotidien flamand Het Laatste Nieuws, expliquant qu’on ne passe pas de “changements bizarres à remplacements spectaculairement bons”.





