“Un miracle s’est produit”: Brandon McNulty s’est surpris lui-même en devenant le troisième champion du monde américain de l’histoire, à Montréal, après avoir piégé tous les favoris, dont Paul Seixas, avec un raid solitaire de 32 km, selon l’AFP.
Coureur discret et équipier-modèle, le Texan de 28 ans a commis le plus grand dépassement de fonctions de sa carrière en s’imposant avec treize secondes d’avance sur l’Australien Michael Matthews et le Néerlandais Mathieu van der Poel, à l’issue d’une course à suspense et à multiples rebondissements.
“Franchement, c’est… je ne sais pas… je suis vraiment perdu. Jusqu’aux 100 derniers mètres, je n’y croyais même pas”, a bredouillé le timide Américain qui n’avait pas une énorme confiance en ses chances de succès au départ.
“J’ai fait quelques blagues avec ma femme, mais je savais qu’il faudrait un miracle, et j’imagine qu’aujourd’hui, un miracle s’est produit”, a-t-il ajouté.
Il succède à Tadej Pogacar, double tenant du titre blessé cette année, qui est son leader à l’année chez UAE et qui lui avait offert la victoire l’an dernier dans le Grand Prix de Montréal, sur le même circuit de Mont-Royal.
McNulty connaissait donc bien les lieux, sa dureté aussi. Mais de là à atterrir sur la plus haute marche du podium, tout penaud et en larmes, le visage rougi par les efforts intenses et 6 h 17 min de course… “vraiment, c’est fou”, a-t-il dit.





