La Russie a torpillé le plan européen prévoyant le déploiement d’une force multinationale composée de plusieurs milliers de soldats en Ukraine après la fin de la guerre, avertissant que toute présence militaire occidentale dans ce pays constituerait pour Moscou une “cible légitime”, selon l’AFP.
L’armée russe continue parallèlement de bombarder l’Ukraine, ciblant notamment ses infrastructures énergétiques : plus d’un million d’habitants des zones centrales de son territoire ont été privés jeudi d’eau et de chauffage, par des températures extrêmement basses, après des frappes nocturnes de drones.
Fait peu fréquent, l’ambassade des Etats-Unis à Kiev a mis en garde jeudi soir sur une possible attaque russe aérienne “d’importance” en Ukraine ces prochains jours. Une alerte relayée par le président Volodymyr Zelensky.
Evoquant le dispositif militaire proposé par les Européens, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a pour sa part averti : “Toutes ces unités et ces installations seront considérées comme des cibles militaires légitimes pour les forces armées de la Russie”.
Mme Zakharova a dénoncé les “déclarations militaristes” des soutiens européens de Kiev, estimant que ceux-ci constituaient un “axe de la guerre” après le sommet de Paris qui a réuni mardi les pays membres de la Coalition des volontaires, essentiellement européens.
L’Ukraine, qui fait face à une offensive russe de grande ampleur depuis 2022, s’est vu promettre des garanties de sécurité dont la mise en place d’une force multinationale devant dissuader Moscou d’attaquer à nouveau après la conclusion d’une paix qui reste jusqu’à présent hypothétique.
Le Royaume-Uni et la France ont signé à cette occasion une déclaration d’intention avec l’Ukraine, dans laquelle ils se disent prêts à déployer des soldats britanniques et français en cas de cessez-le-feu.





