Clin d’œil
Par : Samir Abdel Ghany

Le parcours de l’artiste égyptienne Nahla Morsi illustre une rencontre singulière entre plusieurs formes d’expression artistique : les arts plastiques, le design d’intérieur, la création de costumes et le théâtre. À travers son expérience, elle défend l’idée que l’artiste peut porter en lui plusieurs sensibilités créatives qui se complètent et nourrissent une même vision artistique.
Le portrait, qu’elle considère comme son « premier amour », occupe une place centrale dans son parcours. Son intérêt ne se limite pas à la reproduction des traits physiques, mais s’attache à saisir les émotions, les expressions et la personnalité intérieure du modèle. Cette approche prend une dimension particulière lorsqu’il s’agit de représenter des artistes, dont les visages portent souvent une richesse expressive liée à leur travail et comédiens, d’observer leurs expressions au-delà des personnages qu’ils interprètent et de développer une compréhension plus fine de la relation entre l’image, la lumière et l’émotion. Pour elle, la scène théâtrale n’est pas seulement un espace technique, mais un organisme vivant qui existe grâce à l’échange entre les sur les émotions humaines.
Son expérience de décoratrice de théâtre a profondément influencé son regard artistique. Le théâtre lui a permis de côtoyer de nombreux créateurs et comédiens, d’observer leurs expressions au-delà des personnages qu’ils interprètent et de développer une compréhension plus fine de la relation entre l’image, la lumière et l’émotion. Pour elle, la scène théâtrale n’est pas seulement un espace technique, mais un organisme vivant qui existe grâce à l’échange entre les artistes et le public.


L’importance accordée à la lumière constitue également un élément commun entre son travail théâtral et ses œuvres picturales. Héritée de son expérience explore une dimension plus personnelle de son expression artistique. Le grand format de la toile traduit l’ampleur du sentiment qu’elle souhaite transmettre, tandis que la composition oppose les formes du dans le spectacle vivant, la lumière devient dans ses tableaux un outil narratif et émotionnel capable de révéler une atmosphère et de renforcer la présence du personnage représenté.
À travers son œuvre « Liberté », présentée dans l’exposition « L’analphabétisme visuel » à la galerie Diaa, Nahla Morsi explore une dimension plus personnelle de son expression artistique. Le grand format de la toile traduit l’ampleur du sentiment qu’elle souhaite transmettre, tandis que la composition oppose les formes du passé, représentées par des lignes dures et pesantes, à un espace plus fluide associé à l’espoir et au renouveau.

Son analyse de la scène de la chanson « Ya Wad Ya Taqil » du film Khalli Balak Min Zouzou révèle également son regard de plasticienne : elle observe la manière dont la lumière, la mise en scène et la composition visuelle participent à construire une émotion. Elle considère ainsi l’éclairage non comme un simple élément technique, mais comme un langageiques peuvent se rencontrer pour former une identité créative personnelle, où le portrait, le théâtre et la lumière deviennent des moyens d’exprimer la relation entre l’être humain et son artistique à part entière.
À travers son témoignage, Nahla Morsi présente l’art comme un espace de dialogue entre mémoire, émotion et création. Son parcours montre comment différentes disciplines artistiques peuvent se rencontrer pour former une identité créative personnelle, où le portrait, le théâtre et la lumière deviennent des moyens d’exprimer la relation entre l’être humain et son univers intérieur.





