Alors qu’on avance en direction de l’exposition de la belle artiste Névine Farghally, je garde en tête ses précédentes expositions et une question me hante : a-t-elle encore du nouveau à présenter à son public ? La question continue à faire écho jusqu’à l’exposition organisée à la galerie d’art Ubuntu à Zamalek. L’expo baptisée « Avec mon amour » présente un certain nombre d’œuvres d’art hors pair au point que l’on se croit dans un musée propre à l’artiste et non une salle d’exposition. Les œuvres sont vivantes même si elles sont fabriquées en métal. Il faut reconnaître que l’artiste a su donner vie au métal et le faire sortir de l’état de gel et de l’inertie.
Son âme inspire chaque pièce et l’artiste est parvenue à créer un monde parallèle magique et mielleux. En dépit des personnages métalliques bizarres qu’elle présente, Névine Farghally est une véritable magicienne capable à travers son art de créer une communication inédite entre homme et animal, homme et nature, homme et homme. En effet, le monde de l’artiste est légendaire et né de ses rêves. Elle tisse avec subtilité ses personnages distingués et singuliers. Dans la brochure introduisant son ex[1]position, Farghally s’est inspirée de Platon et de Socrate d’autant plus que l’amour qui naît et cherche la beauté est un amour vivant aussi longtemps que l’être humain. Pour elle, l’amour est à la fois une façon de s’exprimer ainsi qu’une force qui peut avoir plusieurs aspects. Elle a essayé de s’inspirer de l’amour en transformant le fer en une matière plus souple et plus vivante.
En réalité, le public devient facilement une partie de l’exposition en manipulant ces personnages de fer et de métal. Il devient ainsi une partie intégrante et incontournable de cet univers… Bref, l’exposition de Névine Farghally demeure un univers enfantin inédit. Devant sa touche créatrice, la conscience disparaît et ce qui reste c’est le sentiment spontané de l’enfant, qui est attiré par un papillon, un avion, une fleur, un dia[1]logue humoristique entre un enfant et sa balle, un enfant et son chien. Névine Farghally a su créer son propre soleil brillant qui donne vie aux objets. L’expo se poursuit jusqu’à la fin du mois de mars.