Le Secrétaire général de la Ligue Arabe (LA), Ahmed Aboul Gheit, a annoncé la tenue d’une réunion le 22 septembre courant à New York, entre les ministres des Affaires étrangères de la troïka arabe, l’Arabie saoudite , la Tunisie et l’Algérie, et leurs homologues des Etats membres du Conseil de sécurité de l’ONU.
Lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec cheikh Ahmed Nasser Al Mohammed Al-Sabah, ministre des Affaires étrangères du Koweït, également président en exercice de la 156e session du Conseil de la LA au niveau ministériel, M. Aboul Gheit a souligné que cette réunion, qui se tiendrait en marge des réunions de l’Assemblée générale de l’ONU, aurait pour but d’examiner la situation dans la région arabe, notamment la cause palestinienne.
Le patron de l’instance panarabe a déclaré, selon la Mena, que les ministres arabes des Affaires étrangères s’étaient informés aujourd’hui, lors de la 156e session du conseil de la LA, des efforts de la Tunisie, membre arabe du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a réussi à préparer la tenue de cette réunion entre la troïka du sommet arabe et les membres du Conseil de sécurité au niveau ministériel.
Aboul Gheit a ajouté que durant sa dernière visite en Algérie pour participer aux réunions des pays voisins de la Libye à la fin du mois dernier, il a informé le président algérien Abdelmadjid Tebboune de la décision de l’Algérie de préparer le sommet arabe en mars 2022.
Interrogé sur l’adoption d’une proposition sur le retour de la Syrie à la LA durant le sommet d’Alger, Aboul Gheit a déclaré qu’il était trop tôt de parler de l’ordre du jour du sommet arabe. “Certains parties arabes proposent d’ouvrir un dialogue avec le régime syrien et d’autoriser une forme de sa réintégration de la LA, alors que d’autres parties pensent que le moment n’est pas encore venu, et qu’il est donc prématuré d’en parler”, a-t-il dit.
Concernant la position arabe envers la décision de l’Union africaine (UA) d’approuver Israël en tant qu’observateur au sein de l’UA, Aboul Gheit a souligné que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, avait reçu les lettres de créance de la délégation israélienne à titre d’observateur, et que 24 pays africains avaient protesté contre cette décision, ce qui a amené le président de la Commission à soumettre cette question au prochain sommet de l’UA, en octobre prochain, pour approbation ou rejet.
Il a ajouté que le groupe nord-africain, qui comprend les pays arabes de l’UA, avait envoyé une lettre à la Commission rejetant cette décision. “Les 50 Etats africains à l’UA ont pris connaissance de la vision arabe, et la pression arabe sera intensifiée à cet égard”, a-t-il dit.





