Nous avons le droit, en tant que citoyens, de discuter, de comprendre, d’exprimer nos opinions et nos propositions même si elles ne sont pas scientifiques ni précises. C’est pourquoi nous continuons à parler de la priorité la plus importante actuellement : la crise économique, indique Abdel Latif Al-Ménaoui, dans un article publié par Al-Masri Al-Youm.
Les entités diverses soient-elles les institutions ou les pays, possèdent deux choix face à une crise économique : soit réduire les dépenses en réduisant les salaires des fonctionnaires et augmentant les taxes, soit améliorer les conditions et augmenter les revenus pour que les fonctionnaires et les citoyens fassent face à la crise côte à côte avec leur pays.
C’est ainsi que la crise se transforme en motif pour la surmonter. Il s’agit d’accroître le rendement à travers le développement. Ce que j’ai mentionné semble simple ; c’est vrai. Mais c’est une manière positive de penser. (…) Que les responsables de la gestion de la crise me permettent d’exprimer un avis différent des leurs autour de la solution.
C’est vrai que réduire les dépenses est une décision correcte en tant que révision des priorités mais le fait de collecter toutes les sommes possibles depuis les individus et les entités économiques est une solution de court terme et n’engendrera que davantage de récession.
Par exemple si le propriétaire d’une usine décide de réduire les salaires des ouvriers ou de les licencier, le résultat sera sans doute une faillite ou une réduction de la croissance. Le principe général indique qu’au sein de chaque crise se trouve une opportunité.
Notre crise aujourd’hui peut être une opportunité pour que les gens retrouvent leur espoir en l’avenir s’ils apprennent les vérités et expriment leurs opinions. C’est-à-dire s’ils se sentent comme décideurs. Notre crise est une opportunité pour préciser notre identité économique, fixer nos priorités et élaborer nos plans.
Le début est donc la responsabilité collective entre l’Etat les citoyens. Il faut arrêter de considérer le citoyen comme cause de la crise et moyen de payer la facture. Il faut créer un état d’espoir et tracer le chemin de le réaliser.





