Face à l’impasse des négociations sur le nucléaire iranien, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont mis leur menace à exécution en entamant à l’ONU la procédure de rétablissement des sanctions internationales contre Téhéran dans trente jours, qui sera discutée au Conseil de sécurité, selon l’AFP.
Les trois pays, surnommés E3, ont indiqué dans une lettre au Conseil de sécurité que “sur la base de preuves factuelles”, ils estiment que l’Iran est en position de non-respect important de ses engagements” en vertu de l’accord sur le nucléaire de 2015, le JCPOA, et “invoquent ainsi le mécanisme connu sous le nom du snapback” qui ouvre un processus de trente jours permettant de réimposer une série de sanctions suspendues il y a dix ans.
La question sera discutée à huis-clos par les 15 membres du Conseil.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé une décision “injustifiée et illégale” des Européens, tout comme l’ambassadeur russe adjoint à l’ONU pour qui elle n’a “absolument aucune base légale”.
Israël a au contraire salué “une étape importante pour arrêter le programme nucléaire iranien”.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé que les Etats-Unis étaient ouverts à des discussions “directes” avec l’Iran “afin de trouver une solution pacifique et durable à la question du nucléaire iranien”.