Omicron, nouveau trouble-fête dont le génome est actuellement décortiqué par les scientifiques, ne paraît pas plus dangereux que Delta ; en revanche, il est hautement plus transmissible mais ne semble pas provoquer de symptômes plus sévères ; il faudra cependant attendre deux semaines afin de pouvoir le confirmer. Quant aux vaccins, Omicron présentant un grand nombre de mutations, il est également prématuré de se prononcer sur leur efficacité.
Les vaccins anti-Covid sont a priori efficaces contre Omicron, qui ne semble pas plus dangereux que Delta, le variant qui circule le plus dans le monde, ont déclaré à l’AFP de hauts scientifiques de l’OMS et de la Maison Blanche. « Il n’y a aucune raison de douter » du fait que les vaccins actuels protègent les malades contaminés par Omicron contre les formes sévères du Covid-19, a estimé mardi soir Michael Ryan, le responsable des urgences de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans un rare entretien avec l’AFP.
« Nous avons des vaccins très efficaces qui ont démontré leur pouvoir contre tous les variants jusqu’à présent, en termes de sévérité de la maladie et d’hospitalisation, a martelé le docteur Ryan.
Et il n’y aucune raison de penser que cela ne serait pas le cas » avec Omicron, dont la découverte en Afrique du Sud fin novembre suscite un vent de panique. Il a toutefois reconnu que les vaccins pourraient se révéler moins efficaces contre Omicron, qui se distingue par un nombre très élevé de mutations.
Mais « il est fort improbable » que le variant puisse échapper totalement à la protection conférée par les vaccins.
A-t-il muter autant ?
Le variant Omicron présente un nombre de mutations ahurissant. Plus d’une trentaine dans la protéine Spike ! Celle-ci est la clé du virus pour entrer dans les cellules humaines et la cible des vaccins. Ce grand nombre de mutations a amené l’OMS à classer le variant comme « préoccupant ». Mais comment ce variant a-t-il pu muter autant ?
Depuis le début de la pandémie, les variants se succèdent, toujours plus contagieux et toujours plus dangereux. Le tout dernier, Omicron, apparu en Afrique du Sud, présente un nombre de mutations anormalement élevé. Il se pourrait bien que le SARS-CoV-2 trouve des conditions particulièrement propices aux mutations chez les patients immunodéprimés, en particulier les patients atteints du Sida et non correctement traités.





