Le 30 octobre à minuit, l’Egypte est passée à l’heure d’hiver. Un recul d’une heure sur la montre, mais qui n’est pas sans conséquences sur nos organismes.

Le dernier jeudi d’octobre à minuit marque le début de l’heure d’hiver. Bonne nouvelle : on dort une heure de plus cette soirée. Retombées : les journées sont plus courtes et notre corps a besoin de plusieurs jours pour s’adapter.
Imposés deux fois par an, les changements d’heure ont pour but de réaliser des économies d’énergie en matière d’éclairage. Pourtant, le fait de reculer les aiguilles de l’horloge d’une heure peut avoir des effets sur notre corps. Cela est étroitement lié à notre horloge biologique.
Située dans l’hypothalamus, notre horloge biologique contrôle différentes fonctions de notre organisme – production d’hormones, sommeil, digestion, température corporelle… – en suivant un modèle cyclique ; on parle ainsi également de cycle ou de rythme circadien. C’est un mécanisme biologique naturel, qui s’autorégule dans le cerveau mais qui, pour bien fonctionner, se synchronise avec la lumière naturelle et donc avec l’alternance entre le jour et la nuit. En modifiant le cycle naturel jour/nuit, on impose donc à notre horloge interne des adaptations qui ne sont pas naturelles et déséquilibre tout.
Efforts d’adaptation
En résumé, quand on recule l’heure d’une heure, on impose à notre corps des efforts pour qu’il s’adapte à ce nouveau rythme. On provoque une réaction en chaîne : en changeant d’heure, on modifie le rythme du corps et donc son bon fonctionnement, avec des répercussions sur la qualité du sommeil, l’appétit (parce que les heures de repas sont « décalées »), la concentration , la santé émotionnelle…
Êtes-vous sensible ou pas à ces changements ? Les signes de ce déséquilibre sont assez évidents : on a plus vite faim que d’habitude, on est plus fatigué en journée, on a plus de mal à s’endormir le soir, on est plus stressé, plus nerveux voire carrément irritable, selon Le Soir.
Mais heureusement le corps finit généralement par s’adapter. On estime qu’il lui faut entre trois et sept jours selon les individus ; on constate ainsi que cela prend plus de temps chez les enfants et les personnes âgées
Il fallait se préparer
Il est tout à fait possible de limiter les « dégâts » provoqués par le changement d’heure sur notre organisme. Les experts de la santé recommandent ainsi de modifier progressivement ses horaires de sommeil, afin d’habituer progressivement son corps à la « nouvelle heure » (idéalement à démarrer deux semaines avant le changement d’heure). De toujours veiller à prendre sa dose quotidienne de lumière naturelle, afin de booster la production de Vitamine D (un conseil valable toute l’année). De pratiquer une activité physique régulière, qui aide à stabiliser le rythme veille-sommeil.
Quels pays changent l’heure ?

L’heure d’hiver s’applique dans plusieurs pays. Chaque année les horloges de plusieurs pays du monde changent d’une heure, marquant ainsi le passage à l’heure d’hiver qui dure généralement jusqu’en mars et parfois avril. C’est notamment le cas des États membres de l’Union Européenne (à l’exception de la plupart des départements français d’Outre-mer).
L’UE n’est pas la seule à changer d’heure deux fois par an. Les États-Unis et le Canada le font également, bien qu’à des dates différentes et avec quelques exceptions, car certains États ou provinces ne l’appliquent pas (comme l’Arizona ou le Saskatchewan). Ailleurs dans le monde, le changement d’heure est aussi pratiqué en Nouvelle-Zélande, dans certaines régions d’Australie, ainsi que quelques pays du Proche-Orient (Liban, Israël) et d’Amérique du Sud (Paraguay, Chili).
En Amérique latine comme en Asie et en Afrique, plusieurs pays l’ont pratiqué par le passé, mais peu d’entre eux ont conservé ce système. Les derniers pays à avoir complètement abandonné le changement d’heure sont la Syrie, la Jordanie et l’Iran. Les régions qui ne l’ont jamais appliqué sont essentiellement situées autour de l’équateur, où la durée d’ensoleillement reste stable toute l’année, précise le site statista.com.
Bien que plus de 140 pays aient mis en œuvre le changement d’heure à un moment donné de leur histoire, moins de 40 % des États de la planète l’appliquent encore aujourd’hui. L’objectif initial de cette mesure était de faire correspondre les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement, afin de limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel et du chauffage.
En Egypte, on passe à l’heure d’hiver le dernier jeudi d’octobre à minuit.
Attention aux troubles de sommeil

Le changement de l’heure engendre chez plusieurs personnes des troubles de sommeil. Pourtant, en automne, l’immunité est à risque. Il est donc important de faire attention à son sommeil du fait que le manque de sommeil affecte l’immunité.
Si on manque de sommeil, on s’affaiblit et donc on est proie plus facilement aux maladies. Pour être en pleine forme et capable de combattre les virus, il faut dormir au moins huit heures par nuit. Alors pas besoin de nuits blanches, de passer la nuit devant les écrans, de rester au lit pour travailler tard la nuit. Il faut se reposer.
Il existe des facteurs qui renforcent l’immunité, mais il existe d’autre qui l’affaiblissent. Parmi en le manque de sommeil.




