L’évacuation des 11.000 marins bloqués dans la région du Golfe à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz devrait prendre “quelques semaines”, a estimé le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, dans un entretien à l’AFP.
Préparée de longue date par cette agence de l’ONU chargée de la sécurité en mer, l’opération doit permettre aux 600 bateaux immobilisés depuis le début de la guerre de quitter enfin la région. Le lancement de cette évacuation avait été annoncé mardi par l’OMI.
“Quelques navires ont transité hier (mardi) après-midi” par le détroit d’Ormuz, juste après cette annonce, a précisé Arsenio Dominguez.
“Il s’agit d’un processus progressif”, a-t-il souligné. “Avec un peu de chance, la prochaine étape sera d’atteindre environ 50 navires par jour, mais il nous faudra encore quelques semaines avant de pouvoir réellement terminer l’évacuation” de tous les marins, a-t-il dit.
Le plan de l’OMI prévoit de contacter individuellement chaque navire pour donner des instructions de départ, en coordination avec les autorités côtières.
“Ce que nous voulons absolument éviter, ce sont les collisions et les accidents” qui pourraient survenir si tous les navires tentaient de quitter simultanément cette zone de navigation restreinte, a expliqué Arsenio Dominguez.
“Un peu plus de 80 mines”
L’évacuation des équipages doit s’effectuer par deux routes distinctes – l’une longeant les côtes omanaises, l’autre celles de l’Iran -, différentes du passage traditionnel mis en place par l’OMI en 1968 dans le cadre du dispositif de séparation du trafic.





