Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a affirmé que la direction égyptienne déploie tous les efforts possibles afin de parvenir à une solution dans la bande de Gaza et de faire avancer vers sa deuxième phase le plan de paix proposé par le président américain Donald Trump.
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a déclaré dans une interview exclusive accordée à l’Agence de presse du Moyen-Orient (MENA), en marge de la conférence « Appel de Paris » pour la solution à deux États, que la France apprécie les efforts positifs et les démarches soutenues entrepris par l’Égypte, aussi bien dans ses tentatives visant à instaurer un cessez-le-feu à Gaza et à garantir l’acheminement de l’aide humanitaire, que dans le cadre de sa médiation à travers l’accueil d’une délégation du Hamas au Caire, afin de progresser vers la deuxième phase de l’accord de Charm el-Cheikh sur Gaza.
M. Pascal Confavreux a souligné que l’Égypte constitue un partenaire très proche de la France, rappelant que le président Emmanuel Macron s’est rendu en Égypte à trois reprises en l’espace d’un an, la dernière visite ayant eu lieu à Alexandrie il y a quelques semaines.
Il a ajouté : « Nous entretenons un dialogue politique très étroit avec l’Égypte sur toutes les questions d’intérêt commun… et le conflit israélo-palestinien figure naturellement parmi nos principales priorités communes ».
Il a également indiqué que tous sont conscients de la difficulté des négociations menées par l’Égypte et les autres médiateurs au Qatar et en Turquie, avertissant qu’« un cessez-le-feu extrêmement fragile est en place, alors que la deuxième phase de l’accord de Charm el-Cheikh n’est pas encore entrée en vigueur, notamment en ce qui concerne l’aide humanitaire et l’arrivée du comité technocratique palestinien dans la bande de Gaza ».
Le responsable français a affirmé que la France œuvre à maintenir la question palestinienne au premier plan de l’agenda international et à promouvoir la mise en œuvre concrète du cessez-le-feu ainsi que le traitement de la situation humanitaire urgente, soulignant que chaque effort dans ce sens constitue une avancée positive.
Il a également rappelé la Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution à deux États, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies à la majorité de 142 États. Cette déclaration prévoit le retour de l’Autorité palestinienne — ou au moins du comité technocratique palestinien — dans la bande de Gaza, ce qui fait encore clairement défaut.
Enfin, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a insisté sur l’importance de cette déclaration, dont l’objectif principal est d’établir un cadre pratique et un calendrier irréversible pour la création d’un État palestinien, la fin de la guerre dans la bande de Gaza et la réaffirmation de la solution à deux États comme seule option viable au niveau international pour garantir la sécurité et la paix dans la région.





