L’Égypte explore le potentiel du pétrole non conventionnel dans le désert occidental pour accroître sa production de brut. Selon un communiqué du ministère du Pétrole et des Ressources minérales, des études techniques ont mis en évidence des perspectives prometteuses dans certaines concessions pétrolières de cette région.
Ces conclusions ont été présentées lors d’une rencontre entre le ministre Karim Badaoui et Chérif Fouda, président-directeur général de NESR, groupe international spécialisé dans les services et les technologies pour l’industrie pétrolière et gazière. Les études ont été réalisées par l’entreprise en collaboration avec une institution américaine et avec le concours d’experts internationaux des hydrocarbures non conventionnels.
Les ressources identifiées correspondent à du pétrole piégé dans des formations rocheuses de faible perméabilité, qui ne permettent pas un écoulement à des débits économiquement viables avec les méthodes d’extraction classiques. Leur exploitation nécessite des technologies spécifiques, notamment la fracturation hydraulique, destinée à faciliter la circulation du pétrole dans la roche et sa récupération.
Karim Badaoui a souligné que l’évaluation et la valorisation de ce potentiel s’inscrivaient dans la stratégie du ministère visant à diversifier les sources de production et à augmenter les volumes de brut extraits. Cette démarche accompagne l’intensification des activités de recherche et d’exploration, l’accélération du développement des nouvelles découvertes et l’amélioration du rendement des champs existants. Le ministre a également insisté sur l’apport des technologies récentes et de l’expertise internationale pour ouvrir de nouvelles perspectives à la production nationale.
Les participants sont convenus d’engager des démarches concrètes pour donner suite aux études. Une coordination entre NESR, l’Autorité égyptienne du pétrole (EGPC) et les opérateurs des concessions concernées doit permettre de préparer un programme de forage de puits pilotes. L’objectif sera de vérifier sur le terrain le potentiel identifié et d’évaluer la faisabilité technique et économique d’une exploitation à plus grande échelle.
Une visite d’experts spécialisés en Égypte est également prévue. Ils examineront les résultats avec les équipes chargées de la production au sein de l’EGPC et préciseront les besoins techniques, les technologies à mobiliser ainsi que les étapes nécessaires au lancement des opérations.
La rencontre s’est tenue en présence de Salah Abdel-Karim, directeur général de l’EGPC, de Sayed Selim, administrateur délégué exécutif de la Société égyptienne de holding du gaz naturel (EGAS), et d’Ishak Saad, chef de l’administration centrale de la production de brut et superviseur de la production gazière au ministère.





