Les marchés pétroliers sont de nouveau confrontés à l’instabilité après l’annonce mardi de la sortie officielle des Émirats arabes unis de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de son alliance élargie (OPEP+), qui prendra effet vendredi.
Cette décision, qui met fin à des décennies d’adhésion, intervient alors que l’économie mondiale continue de subir les conséquences de la guerre en cours avec l’Iran et que le blocus du détroit d’Ormuz reste en place.
Les investisseurs évaluent actuellement le potentiel d’une hausse future de la production des Émirats face aux risques immédiats et aigus qui pèsent sur les routes d’approvisionnement mondiales, ainsi qu’à la probabilité accrue que d’autres pays quittent l’OPEP et l’OPEP+.
À la suite de l’annonce, les marchés ont réagi rapidement, intégrant le risque d’un excès d’offre en provenance des Émirats. Les prix du pétrole ont reculé de 2 % à 3 %, notamment sur les contrats à terme à échéance de quelques mois.
Cet effet a toutefois été rapidement compensé par la prime de risque liée au conflit au Moyen-Orient et à l’actuelle suspension des négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Au moment de la rédaction de ces lignes, le brut américain de référence, le WTI, se négocie au-dessus de 105 dollars le baril, tandis que le Brent, la référence internationale, dépasse 112 dollars. Les deux prix sont environ 4 % plus élevés mercredi que leur point bas atteint après l’annonce des Émirats.





