Ferdinand Marcos Junior, fils du défunt dictateur du même nom, a remporté hier mardi une victoire écrasante à la présidentielle aux Philippines, réinstallant son clan familial au sommet du pouvoir 36 ans après la révolte populaire qui l’en avait chassé, rapporte l’AFP. Selon des résultats portant sur plus de 90% des circonscriptions, Marcos Junior, surnommé “Bongbong”, obtenait près de 30 millions de voix, soit environ deux fois plus sa principale rivale, la viceprésidente sortante Leni Robredo, une avance impossible à rattraper.
Il lui suffisait, lors de ce scrutin à un seul tour, d’être celui des dix candidats qui obtenait le plus de voix pour l’emporter. Dans une allocution hier mardi à l’aube depuis son quartier général de campagne à Manille, “Bongbong”, 64 ans, s’est abstenu de proclamer sa victoire, se contentant de remercier ses partisans pour leurs mois de “sacrifices et de travail”. “Attendons que ce soit très clair, que le décompte atteigne 100% des voix, et alors nous pourrons célébrer”, a-t-il dit.





