Des premières vitrines fracturées dans l’après-midi jusqu’aux derniers vols d’opportunité dans la soirée, les pillages se sont multipliés samedi 17 octobre dans le centre-ville de Bordeaux en marge de la mobilisation nationale. À la nuit tombée, entre commerces éventrés, marchandises éparpillées et passants médusés, les rues offraient un étrange spectacle
Les mêmes bruits métalliques. Les mêmes fracas de vitrines qui volent en éclats. Et parfois, ces cris de satisfaction, lorsqu’une porte finit par céder, ou juste une vitrine un peu pliée. Samedi 17 octobre, en marge d’une journée nationale de mobilisation, le centre-ville de Bordeaux a été le théâtre d’importantes scènes de pillage. Rue Sainte-Catherine, cours de l’Intendance, cours Pasteur… Difficile, dans la soirée, de compter les commerces pris pour cible. Louis Vuitton, les Galeries Lafayette, K-Way, Micromania, Kiko, Carrefour ou encore Decathlon. Des boutiques de vêtements, de chaussures, de cosmétiques, des opérateurs téléphoniques, le tout par dizaines. Les premières scènes de pillage avaient débuté dès l’après-midi, avant de se prolonger jusque tard dans la soirée.





