La langue française se nourrit d’expressions multiples et riches. Quel plaisir de parler ou de raconter une histoire de manière détournée.
Les expressions sont un extrait de la culture d’un pays ou parfois d’une simple région. Lorsque l’on souhaite parler couramment une langue, l’apprentissage des expressions devient alors vite un besoin pour enrichir son discours, mais aussi pour comprendre un natif lorsqu’il parle.
En France, on emploie beaucoup d’expressions françaises liées à une Histoire collective, des spécificités régionales ou encore des légendes traditionnelles.
Le Progrès Egyptien vous propose sous cette rubrique des expressions françaises qui font partie intégrante de la langue de Molière.
1. Changer d’avis comme de chemise

Signification
Changer d’opinion très souvent, de manière excessive et parfois sans raison apparente. L’expression sous-entend un manque de constance ou de conviction.
Origine
Cette expression est construite sur l’ancienne locution « changer de quelque chose comme de chemise », qui apparaît au XIXᵉ siècle. La chemise étant un vêtement que l’on change régulièrement, la comparaison souligne la fréquence des changements d’opinion.
Exemple
Impossible de lui faire confiance : il change d’avis comme de chemise et se contredit sans cesse.
2. Considérer quelque chose comme son pré carré

Signification
Estimer qu’un domaine, une activité, un territoire ou une compétence lui appartient exclusivement et que personne ne doit y intervenir.
Origine
L’expression remonte au XVIIᵉ siècle. Le maréchal Sébastien Le Prestre de Vauban désignait par « pré carré » le réseau de fortifications protégeant les frontières du nord du royaume de France sous le règne de Louis XIV. Ce territoire soigneusement défendu est devenu, par extension, un espace que l’on considère comme sa chasse gardée.
Exemple
Le directeur considère ce service comme son pré carré et n’apprécie guère que l’on remette en question ses décisions.
3. Enfoncer le dernier clou dans le cercueil

Signification
Porter le coup décisif qui met définitivement fin à une situation, un projet, une entreprise ou une réputation déjà très affaiblis.
Origine
L’image est littérale : une fois le cercueil fermé, les derniers clous sont enfoncés pour le sceller définitivement. Au sens figuré, cela représente l’action qui rend toute issue impossible. L’expression est particulièrement répandue depuis le XXᵉ siècle et correspond à l’anglais to drive the last nail into the coffin.
Exemple
La perte de son principal client a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de cette entreprise déjà en grande difficulté.





