La langue française se nourrit d’expressions multiples et riches. Quel plaisir de parler ou de raconter une histoire de manière détournée.
Les expressions sont un extrait de la culture d’un pays ou parfois d’une simple région. Lorsque l’on souhaite parler couramment une langue, l’apprentissage des expressions devient alors vite un besoin pour enrichir son discours, mais aussi pour comprendre un natif lorsqu’il parle.
En France, on emploie beaucoup d’expressions françaises liées à une Histoire collective, des spécificités régionales ou encore des légendes traditionnelles.
Le Progrès Egyptien vous propose sous cette rubrique des expressions françaises qui font partie intégrante de la langue de Molière.
• « Manger sur le pouce »

Origine :
L’expression remonte au XIXᵉ siècle. Elle fait référence au fait de manger rapidement, sans s’asseoir, en tenant éventuellement son repas d’une main et en utilisant le pouce pour aider à le saisir. Le « pouce » symbolise ici une façon de manger à la hâte, de manière peu cérémonieuse.
Signification :
Manger rapidement et souvent de façon improvisée, sans prendre le temps de s’installer pour un véritable repas.
Exemple :
Je n’ai que vingt minutes avant ma réunion, je vais manger sur le pouce.
• « Fêter la Chandeleur »

Origine :
La Chandeleur, célébrée le 2 février, est à l’origine une fête chrétienne marquant la Présentation de Jésus au Temple. Son nom vient des chandelles (les bougies), traditionnellement allumées à cette occasion.
La tradition des crêpes est venue s’y associer au fil du temps. Leur forme ronde et dorée évoquerait notamment le soleil et le retour de la lumière à l’approche du printemps. La Chandeleur est donc devenue, dans la tradition populaire française, la célèbre « fête des crêpes ».
Signification :
Célébrer la Chandeleur, c’est traditionnellement préparer et manger des crêpes le 2 février.
Exemple :
Chaque année, nous fêtons la Chandeleur en famille et chacun fait sauter ses crêpes.
Petite nuance : on dit plutôt « célébrer la Chandeleur » ou « fêter la Chandeleur » que « fêter la Chandeleur » au sens d’une expression figurée : ici, il s’agit véritablement d’une fête traditionnelle.
• « Passer un mauvais quart d’heure »

Origine :
Cette expression remonte à plusieurs siècles. Le « quart d’heure » désigne simplement une courte période de temps, mais l’expression s’est progressivement spécialisée pour évoquer un moment particulièrement pénible ou éprouvant.
Le « mauvais quart d’heure » est donc devenu une manière imagée de désigner un moment difficile que l’on endure avant qu’il ne prenne fin.
Signification :
Vivre un moment désagréable, pénible ou angoissant, subir une situation difficile.
Exemple :
Quand son patron a découvert son erreur, il lui a fait passer un mauvais quart d’heure.
On peut aussi l’employer dans un sens plus léger ou humoristique :
J’ai passé un mauvais quart d’heure chez le dentiste !





