Elu d’arrondissement depuis plus d’une décennie à Marseille, Blaise Rosato a toujours été à droite. Déçu par son camp, comme d’autres il a rallié avant les municipales le Rassemblement national, qui revendique une “droite patriote”, selon l’AFP.
A quelques semaines des élections du 15 et 22 mars, le parti de Marine Le Pen nourrit de grands espoirs dans la deuxième ville de France, où son candidat Franck Allisio est donné par des sondages au coude-à-coude avec la coalition sortante, rassemblant formations de gauche et écologistes autour du maire Benoît Payan.
L’extrême droite éclipse ainsi la droite et le centre, pourtant unis derrière Martine Vassal, candidate adoubée par le parti présidentiel.
Comme Franck Allisio, également député RN des Bouches-du-Rhône, Blaise Rosato est un transfuge de l’UMP. Sans être encarté au RN, il dit y avoir retrouvé “des gens qui portent vraiment leur coeur à droite.”
Pour l’ex-référent Horizons des 9e-10e arrondissements, ce ralliement a coûté sa délégation de premier adjoint et d’adjoint à la sécurité en mairie de secteur.
A Marseille, dirigée pendant 25 ans par le LR Jean-Claude Gaudin avant de basculer à gauche en 2020, un reproche revient chez ces nouveaux partisans RN: celui d’une droite devenue trop centriste, sous la coupe du macronisme.
Selon M. Allisio, qui revendique “une droite patriote et populaire”, ils sont 20 élus métropolitains ou d’arrondissements à avoir abandonné le camp Vassal pour le rejoindre.
“L’écrasante majorité des Marseillais ayant voté comme moi (…) en 2007 pour Nicolas Sarkozy, voteront pour moi, pour le RN, lors des municipales”, pronostique-t-il.





