Al-Shorouk
Par Emad Eddine Hussein
Dans un article publié par Al-Shorouk, Emad Eddine Hussein affirme que le pire scénario sur les plans économique, social et politique sera de prendre, encore une fois, dans quatre ou cinq ans, la décision de libéralisation de la livre face au dollar et au reste des devises étrangères. Il est impératif d’agir sérieusement et de résoudre le problème de façon radicale pour se lancer sur la bonne voie. Cette idée est née suite à une discussion dans le cadre de l’émission Hadith al Qahira avec des hommes d’affaires et des industriels. Pour être bref, la valeur des importations se chiffre à entre 75 et 80 milliards de dollars alors que celle des exportations n’est que 40 milliards pas ans.
Tant que ce fossé se poursuit, nous resterons dans une crise permanente et renouvelable (…) Les ressources en dollar proviennent des recettes du Canal de Suez, du tourisme et des virements des Egyptiens à l’étranger. Mais elles sont insuffisantes. Ainsi devons-nous opérer un changement et fixer un objectif précis pour ne pas répéter la même chose. Nombreux pensent que la question dépend d’une décision du Gouvernement pour régler la crise économique. Pourtant, ce n’est pas le cas. Un changement dans la culture du travail et de la production ainsi que des décisions non traditionnelles sont nécessaire pour se lancer sur la bonne voie.
La clé est de posséder une industrie ayant pour but l’exportation. Les experts ont présenté des propositions comme l’industrialisation des composantes (dans l’industrie automobile) sans se contenter de l’assemblement. (…) Selon les experts, nous avons besoin d’étudier le modèle marocain dans l’industrie automobile (…). Il est indispensable d’encourager le commerce de transit qui a de grands rendements ; de créer des zones franches dans les gouvernorats pour encourager l’exportation ; d’accroître les recettes du tourisme. Mais la clé doit être l’exportation. (…) Nombreux facteurs ont engendré la crise économique actuelle mais le plus important est le fossé entre l’importation et l’exportation, la production et la consommation. Si ce fossé n’est pas comblé, la crise se poursuivra et nous aurons besoin de l’aide du FMI et des institutions financières internationales et la situation sera beaucoup plus compliquée qu’elle ne l’est actuellement. Il n’y a aucun autre alternatif que la production et l’exportation.





