Finir son dîner par un yaourt serait l’astuce simple pour limiter l’accumulation de graisse abdominale et protéger son foie. Mais qu’en est-il réellement ? Entre vertus et équilibre nutritionnel, Alexandra Murcier, diététicienne-nutritionniste, nous aide à décrypter cette recommandation pour affiner sa silhouette sans s’affamer, selon doctissimo.fr.Pourquoi privilégier un yaourt, et spécifiquement celui au lait de brebis, en fin de repas ? Selon Alexandra Murcier, ses atouts sont multiples. “Les yaourts de brebis sont plus riches en protéines et en lipides que les yaourts au lait de vache classiques”, explique-t-elle. Cette densité nutritionnelle permet de clôturer le repas sur une note de satiété durable, évitant ainsi les grignotages nocturnes.De plus, pour ceux qui craignent les ballonnements – autres ennemis du ventre plat – le lait de brebis présente un avantage de taille.”Ils contiennent moins de lactose, ils sont donc mieux digérés par les personnes sensibles”, précise l’experte. C’est également une excellente source de calcium pour la santé osseuse. Si le lait de brebis contient quelques oméga-3, la diététicienne nuance toutefois. “Ils n’en contiennent pas assez pour que ce soit une source significative dans notre alimentation”, comparativement aux poissons gras, par exemple.Pour optimiser l’effet “ventre plat”, le yaourt ne doit pas être un ajout isolé, mais s’insérer dans un dîner structuré. Le foie effectuant son travail de détoxification durant la nuit, un repas trop tardif ou trop riche en glucides perturbe ce processus. L’idéal est de miser sur une assiette composée de légumes (soupe ou salade), de protéines maigres (volaille, poisson) et de remplacer les féculents classiques par des légumineuses.La diététicienne rappelle l’importance de la structure globale. “Un repas plus équilibré, riche en nutriments, permet souvent de mieux gérer la faim sur la journée et d’éviter le grignotage. Cela peut contribuer indirectement à la diminution de la masse grasse, y compris au niveau abdominal”. Elle insiste sur la présence de “lipides de qualité” comme l’huile d’olive et la réduction drastique des sucres ultra-transformés pour réguler l’insuline, l’hormone du stockage.Si ajuster son dessert est un bon réflexe, il faut rester réaliste sur les mécanismes de la perte de poids. “Modifier un seul repas dans la journée peut être un bon point de départ, notamment si l’on cherche un changement progressif. Cela peut rendre la démarche moins contraignante et plus durable”, affirme la spécialiste.Cependant, elle rappelle une vérité physiologique essentielle. “Aucune perte de poids ne peut cibler une seule partie du corps. Quand on perd du poids, le corps décide lui-même où il va puiser dans ses réserves, et ce processus est global”. Pour que le yaourt de fin de repas porte ses fruits, il doit s’accompagner d’un déficit énergétique léger et d’une activité physique régulière.





