Face à l’urgence climatique, l’océan est notre meilleur allié. Pourtant, en France, des projets de parcs éoliens industriels menacent gravement la biodiversité marine en étant implantés dans des zones riches en espèces protégées, met en garde Sea Shepherd.
La lutte contre le réchauffement climatique s’est imposée comme un défi majeur. L’océan est le meilleur rempart et le meilleur allié contre le changement climatique. Il est le premier organe de régulation du climat, premier producteur d’oxygène et premier puits de carbone. Or, c’est la vie marine, dans son ensemble qui permet à cette mécanique vitale de fonctionner. Un océan en bonne santé c’est une vie marine préservée.
Pourtant, la France autorise des projets particulièrement invasifs de centrales éoliennes à s’ériger sur des sites riches en biodiversité, vouant à une destruction irréversible des écosystèmes marins tout entiers.
La multinationale espagnole Iberdrola via sa branche française Ailes Marines s’est vue attribuer par le gouvernement français le site de la baie de Saint-Brieuc. Ce sont 62 éoliennes de plus de 200 mètres de haut sur une surface de 103km² qui doivent être érigées aux abords des deux plus grands sites de nidification d’oiseaux marins de métropole, dans une baie qui abrite la plus grande réserve naturelle de Bretagne et à proximité directe de sites Natura 2000. Cette zone fragile est riche en biodiversité.
Les études d’impact, réalisées par les scientifiques après avoir désigné le site d’implantation, sont sans appel : les impacts seront « forts » à « très forts » sur de nombreuses espèces marines.
Le Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN), dans son rapport rendu en juillet, précise que l’objectif de développement éolien de la France semble incompatible avec la survie de nombreuses espèces d’oiseaux marins.





