À l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de l’Université Senghor à Borg El Arab par les présidents Abdel Fattah Al-Sissi et Emmanuel Macron, retour sur le parcours d’une figure de proue de la pensée mondiale.
L’éveil d’un intellectuel
Né dans le village côtier de Joal au Sénégal, Léopold Sédar Senghor grandit dans un environnement africain traditionnel avant de s’envoler pour Paris en 1928. Étudiant brillant à la Sorbonne, il y forge sa maîtrise de la langue française, créant ainsi un pont entre ses racines et l’Occident.
L’épreuve de la guerre : la naissance du poète
Mobilisé dans l’armée française durant la Seconde Guerre mondiale, il est capturé par les Allemands et passe 18 mois en détention. C’est durant cette captivité que sa plume s’affine, révélant la stature d’un « président-poète » capable d’allier la finesse littéraire à la vision politique.
Père de l’indépendance et bâtisseur de l’État
En 1960, il mène le Sénégal vers l’indépendance et devient son premier président. Jusqu’en 1980, il prône un « socialisme africain » visant à consolider l’identité nationale et l’autosuffisance, loin de toute hégémonie coloniale.
Un héritage universel : la Négritude et l’Académie
Père fondateur du mouvement de la « Négritude », Senghor a lutté pour la reconnaissance de l’identité culturelle africaine face à l’aliénation coloniale. Premier Africain élu à l’Académie française en 1983, il laisse un héritage immense. L’Université d’Alexandrie porte son nom en hommage à ce bâtisseur de la Francophonie, symbole éternel du dialogue entre les cultures.





