Réuni pour sa 83ᵉ session sous la présidence du Premier ministre, Moustafa Madbouli, le Conseil des ministres a adopté un ensemble de décisions majeures visant à renforcer l’efficacité énergétique, soutenir les infrastructures nationales et moderniser plusieurs secteurs clés, de la santé à l’éducation.
Au cœur de cette réunion figure l’approbation d’un projet de loi modifiant certaines dispositions de la législation sur l’électricité. Cette réforme s’inscrit dans une stratégie globale d’optimisation de la consommation énergétique et de promotion des énergies renouvelables. Le texte introduit notamment de nouvelles normes techniques pour améliorer la qualité des services électriques, tout en encadrant plus strictement les conditions d’octroi des licences aux entreprises opérant dans ce secteur.
Par ailleurs, le projet prévoit l’obligation pour les producteurs et importateurs d’appareils électriques d’apposer des étiquettes d’efficacité énergétique, ainsi que le renforcement des sanctions financières en cas de non-respect des normes. Une unité indépendante dédiée à l’amélioration de l’efficacité énergétique sera également créée au sein de l’Autorité de régulation de l’électricité, avec pour mission de superviser l’application des politiques et d’évaluer les performances des acteurs du secteur.
Sur le plan du développement territorial, le gouvernement a validé l تخصيص de plusieurs parcelles de terrains dans la province de Qena, destinées à la mise en œuvre de projets de services dans le cadre de l’initiative présidentielle Haya Karima Initiative. Ces projets incluent la construction de centres agricoles, d’unités de santé et d’équipements de protection civile.
Dans le même esprit, d’importants projets d’infrastructures ont été approuvés, notamment l’extension d’une station de traitement des eaux usées dans la région de Gizeh, ainsi que l’agrandissement de l’aéroport de Sainte-Catherine, dans le Sinaï Sud. Ce dernier projet s’inscrit dans le cadre du programme de développement global de la ville, visant à valoriser son statut touristique et spirituel.
Le Conseil a également donné son feu vert à un projet industriel porté par l’Autorité du canal de Suez, avec l’extension d’un chantier naval sur la mer Rouge, destiné à accroître les capacités de production de remorqueurs maritimes, un secteur stratégique pour le commerce international.
Dans le domaine de la santé, le gouvernement a approuvé la prolongation du calendrier d’un projet national de production de vaccins et de produits biotechnologiques. Ce complexe industriel, considéré comme stratégique, ambitionne d’assurer l’autosuffisance de l’Égypte en vaccins humains et vétérinaires, tout en ouvrant des perspectives d’exportation vers le continent africain.
Sur le plan environnemental, une nouvelle initiative a été lancée dans la ville d’El-Arich, visant à améliorer la gestion des déchets grâce à un partenariat avec une entreprise spécialisée, incluant la collecte, le recyclage et le traitement des déchets sur une période pouvant aller jusqu’à quinze ans.
Le secteur éducatif n’est pas en reste. Le gouvernement a validé un partenariat avec une entreprise japonaise pour introduire, dès l’année scolaire 2026-2027, un programme de culture financière destiné aux élèves de première année du secondaire. Cette initiative vise à renforcer les compétences économiques et entrepreneuriales des jeunes générations.
Enfin, le Conseil des ministres a approuvé un projet ambitieux de développement du port maritime d’El-Arich, accompagné de la création d’une liaison ferroviaire, afin de renforcer les capacités logistiques et d’attirer davantage d’investissements.
À travers ces décisions, le gouvernement égyptien confirme sa volonté de conjuguer réformes structurelles, modernisation des infrastructures et investissement dans le capital humain, dans une dynamique de développement durable et intégré.





