À la fin de l’été 2021, la pandémie de Covid-19 a déjà fait 4,5 millions de morts dans le monde, rapporte LeMondediplomatique dans son édition d’octobre-Novembre 2021.
En dépit de confinements plus ou moins sévères et de l’injection de près de six milliards de doses de vaccin, une nouvelle vague obscurcit l’horizon. La défiance populaire engendrée par les incohérences des politiques sanitaires n’épargne plus les experts, dont les dérapages alimentent la chronique. Rarement l’incertitude sanitaire fut aussi pesante, l’atmosphère intellectuelle aussi poisseuse.
Les temps de crise invitent plus que jamais à renoncer au sens commun, à choisir l’épreuve des faits, l’expérimentation, la vérification par l’observation. Mais les attentes vis-à-vis de la science débordent ses fondements et ses limites, en réclamant des certitudes complètes, des prévisions exactes ou en surévaluant la vision de « grands hommes », voire de « grandes gueules ».
« Détacher son esprit des sens », comme y invitait René Descartes, requiert non seulement de renoncer à une explication unique, mais aussi de comprendre l’accélération des connaissances. Tel l’Univers, le savoir connaît une expansion à un rythme croissant.





