Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aati, a rencontré, mercredi 15 avril à Washington, Abdullah Al-Musaibih, président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, en présence du ministre de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rustom. Cette réunion s’est tenue en marge des assemblées de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
Au cœur des discussions : le renforcement de la coopération entre l’Égypte et la BADEA afin de soutenir les efforts de développement sur le continent africain. Le chef de la diplomatie égyptienne a exprimé la volonté du Caire de consolider ce partenariat stratégique, soulignant l’importance accordée par l’État égyptien au rôle des institutions financières arabes dans l’accompagnement des dynamiques de croissance en Afrique.
M. Abdel Aati a salué le rôle central joué par la BADEA dans le financement de projets de développement dans les pays africains, ainsi que dans le renforcement des liens économiques entre le monde arabe et l’Afrique. Il a notamment mis en avant les contributions de l’institution en matière de financement du développement, d’assistance technique, de soutien au secteur privé et de promotion du commerce interrégional.
Dans cette perspective, le ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération afin de stimuler les échanges commerciaux entre l’Égypte et les pays africains, en coordination avec les institutions bancaires nationales et avec une implication accrue du secteur privé égyptien.
Il a également appelé à explorer de nouveaux mécanismes de coopération trilatérale entre l’Égypte, la BADEA et les États africains. Une telle approche permettrait, selon lui, de valoriser l’expertise égyptienne dans la mise en œuvre de projets de développement sur le continent, tout en renforçant la participation de la banque aux initiatives lancées par Le Caire en Afrique.
Le ministre a par ailleurs rappelé l’importance stratégique que l’Égypte accorde à ses relations avec les pays africains, évoquant notamment les efforts de développement déployés en faveur des États du bassin du Nil méridional. Il a cité, à ce titre, la mise en place d’un mécanisme de financement dédié à l’étude et à la réalisation de projets prioritaires d’infrastructures et de développement dans ces pays.
De son côté, le président de la BADEA a salué le rôle moteur de l’Égypte dans la promotion de la coopération arabo-africaine et dans le soutien aux efforts de développement du continent. Il a souligné que Le Caire constitue un partenaire clé pour l’institution, mettant en avant l’engagement constant de l’Égypte en faveur du développement durable en Afrique. Il a enfin insisté sur la contribution significative du pays au renforcement des relations économiques et d’investissement entre les États arabes et africains, au service de la prospérité des peuples du continent.





