Les éditions Habi pour l’édition et la distribution viennent de publier le nouveau roman « Roboto – Le Bot de la ruelle » de l’écrivain et journaliste Mohamed Gaballah. L’ouvrage s’inscrit dans le courant de la science-fiction philosophique, mêlant une narration profondément humaine, une comédie sociale subtile et une réflexion sur l’impact de la technologie au sein des communautés populaires.

Le roman est annoncé parmi les œuvres participantes à la 57ᵉ édition de la Foire internationale du livre du Caire 2026, qui se tiendra du 21 janvier au 3 février 2026.
Le récit suit « Roboto Abdel-Wadoud », une entité issue du monde de l’intelligence artificielle, qui se retrouve soudain plongée au cœur d’une ruelle égyptienne modeste, où les relations humaines s’entrelacent, où la vie obéit à des lois non écrites, et où les moindres détails sont régis par la coutume, l’habitude, le sourire et le clin d’œil.

À travers des situations cocasses et des confrontations quotidiennes, Roboto entame un voyage inattendu pour tenter de s’adapter à une société qui transforme quiconque y pénètre… avant d’être, à son tour, transformée par lui.
Le roman ne se limite pas à l’histoire d’une machine parmi les humains. Il explore également la reprise, par le petit-fils, de l’héritage de « la Boîte » — un symbole énigmatique renfermant à la fois savoir et danger — et confronte le lecteur à une question essentielle :
la technologie peut-elle appartenir à un lieu, à une culture ?
Ou bien l’être humain, dans toute sa complexité, demeurera-t-il toujours plus insaisissable que n’importe quel algorithme ?
Dans un clin d’œil intelligent à l’histoire de la science-fiction, le roman s’ouvre sur une référence philosophique marquante, inspirée de l’esprit d’alerte humaniste de la littérature mondiale. En 1949, l’écrivain britannique George Orwell s’assit pour écrire un roman qui ressemblait à une prophétie : 1984 n’était pas une simple œuvre de science-fiction, mais un avertissement moral contre un monde où la vérité est remodelée et où l’homme est surveillé jusqu’à perdre son identité.
Mais « Roboto – Le Bot de la ruelle » ne reproduit pas le concept du « Grand Frère ». Il en inverse la logique et propose le « Petit Frère » : un robot candide, capable d’analyser les humains avec une précision scientifique, mais incapable de comprendre un rire qui dissimule une tristesse, ou une plaisanterie prononcée pour masquer la douleur.
Au cœur du récit, le roman ne prône pas l’hostilité envers la technologie. Il reformule la question sous un angle profondément humain :
avons-nous besoin de machines plus intelligentes… ou d’êtres humains plus bienveillants ?
L’œuvre penche en faveur de l’humain, sans nier l’inéluctabilité du progrès, et présente la ruelle populaire comme une miniature du monde : un cheikh qui craint la machine au nom des valeurs, un jeune homme qui y voit son salut, un pouvoir désireux de la contrôler, et des cœurs oscillant entre peur et curiosité.
« Roboto – Le Bot de la ruelle » est un roman qui fait rire le lecteur, puis le surprend par une question, avant de le laisser face à un miroir limpide :
un miroir qui ne reflète pas la machine… mais nous-mêmes.
L’auteur compte à son actif trois romans publiés, ainsi que plusieurs contributions littéraires remarquées dans la presse et les milieux culturels.





