La quatrième aura été la bonne: au bout du suspense, le N.3 mondial Alexander Zverev a fini par décrocher à Roland-Garros son premier titre en Grand Chelem, après trois échecs en finale de tournois majeurs, selon l’AFP.
Né un an après la dernière victoire d’un joueur allemand en Grand Chelem (Boris Becker à l’Open d’Australie en 1996), le N.3 mondial s’est imposé 6-1, 4-6, 6-4, 6-7 (5/7), 6-1 contre l’Italien Flavio Cobolli (14e) pour clôturer une édition qui aura déjoué tous les pronostics.
“J’ai connu les meilleurs moments de ma carrière sur ce court mais aussi les pires moments de ma carrière. J’ai perdu une finale de Grand Chelem ici il y a deux ans”, a rappelé Zverev après avoir reçu le trophée des mains d’Adriano Panatta, dernier vainqueur italien à Roland-Garros en 1976.
“Mais enfin, l’histoire connaît une fin heureuse”, a savouré Zverev, avant de s’adresser à son équipe. “On a parfois été dans le camp des perdants, mais enfin, nous avons gagné un Grand Chelem”, a exulté l’Allemand de 29 ans, entraîné depuis toujours par son père, qui porte le même prénom que lui.
Beau perdant, Flavio Cobolli a commencé son discours en félicitant son bourreau et ami. “Si quelqu’un m’avait demandé qui mérite le plus ce titre, a-t-il dit, j’aurais répondu que c’était toi.” “Je suis heureux pour toi mais aussi triste car je ne suis pas passé loin, je le sens. Laisse-moi gagner la prochaine fois”, l’a-t-il imploré dans un sourire.
Plus résistant à la chaleur que le N.1 mondial Jannik Sinner, victime d’une défaillance majuscule au deuxième tour, plus autoritaire contre les jeunes loups du circuit que Novak Djokovic (4e), sorti au troisième tour par Joao Fonseca (29e), Zverev a été le seul prétendant à tenir son rang jusqu’au bout.





