Les manœuvres de potentiels rivaux de Keir Starmer se sont intensifiées au sein du parti travailliste pour tenter de remplacer le Premier ministre, qui s’est dit “entièrement concentré à gouverner”, selon l’AFP.
Depuis plusieurs jours, le chef du gouvernement lutte pour sa survie politique après des élections locales dévastatrices pour le Labour, à la suite de nombreuses polémiques qui l’avaient déjà fragilisé.
La pression est encore montée d’un cran jeudi, avec la démission du ministre de la Santé, Wes Streeting, pressenti comme concurrent de Keir Starmer.
Dans sa lettre au ton très critique adressée au dirigeant travailliste, Wes Streeting, qui représente l’aile droite du parti travailliste, dit avoir “perdu confiance dans son leadership”.
“Il est désormais clair que vous ne mènerez pas le Labour aux prochaines élections législatives”, prévues en 2029, et “là où nous avons besoin de vision, il y a un vide”, écrit-il.
Il n’a cependant pas confirmé une intention de briguer la direction du Labour, et d’ainsi tenter de détrôner lui-même Keir Starmer.
Celui-ci s’est dit “vraiment désolé” de la décision de M. Streeting. “Il incombe à nous tous de nous hisser à la hauteur de ce que je considère comme une bataille pour l’âme de notre nation” et de “tenir les promesses que nous avons faites au pays, y compris celle de tourner la page du chaos”, a-t-il plaidé dans sa lettre d’acceptation de la démission de son ministre.





