En marge de sa visite officielle au Japon, le Dr Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Émigration, a rencontré Mme Yoko Kamikawa, envoyée spéciale du Premier ministre japonais pour la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026. Cette réunion de haut niveau s’inscrit dans le cadre de la coordination conjointe et du renforcement de la coopération internationale autour des enjeux cruciaux de l’eau et du développement durable.
Le chef de la diplomatie égyptienne a exprimé son souhait de poursuivre l’étroite collaboration entre Le Caire et Tokyo. Cette synergie se matérialisera notamment par la coprésidence du troisième dialogue interactif de la conférence, qui sera dirigé conjointement par Mme Kamikawa et le Dr Hany Sewilam, ministre égyptien des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation. L’objectif est de capitaliser sur les succès de la Conférence de l’ONU sur l’eau de 2023 afin d’aboutir à des résultats concrets lors de l’édition 2026 et de dynamiser l’agenda international de l’eau à l’horizon 2030.
Face au stress hydrique : l’Égypte mise sur l’innovation et l’expertise nippone
Au cours de l’entretien, le ministre a exposé les défis majeurs liés à la grave pénurie d’eau à laquelle l’Égypte fait face. Il a mis en avant les efforts rigoureux du gouvernement égyptien pour surmonter cette crise à travers la mise en œuvre de sa stratégie nationale de gestion des ressources hydriques. Ce plan global et innovant repose sur la rationalisation de la consommation, le développement massif du traitement et du recyclage des eaux usées, ainsi que la modernisation des techniques d’irrigation. Dans ce contexte, le Dr Abdelatty a affirmé que l’Égypte accueillait favorablement un partenariat accru avec le Japon pour bénéficier de ses technologies de pointe et de son savoir-faire.
Fleuves transfrontaliers : le Caire réaffirme le droit international
Abordant la question des cours d’eau internationaux, le ministre a insisté sur l’importance vitale de la coopération et de l’intégration, rejetant fermement toute mesure unilatérale sur les fleuves transfrontaliers, à commencer par le Nil.
En conclusion, le Dr Abdelatty a rappelé la nécessité d’œuvrer pour le bénéfice mutuel et le respect des intérêts partagés, conformément aux règles du droit international, qui consacrent l’obligation de notification préalable et le principe de non-nocivité pour les pays situés en aval.





