En ouverture de la réunion de la Commission ministérielle arabe consacrée à la riposte contre les violations israéliennes à Jérusalem-Est, organisée ce mercredi 5 août à Amman aux côtés de représentants de la Turquie, du Pakistan, de la Malaisie et de l’Indonésie, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aty, a livré un plaidoyer ferme. Dénonçant les attaques répétées contre les lieux saints et l’altération du statut historique de la ville, il a réaffirmé le rejet absolu du Caire face à toute tentative de judaïsation ou de colonisation, tout en apportant son soutien à la tutelle hachémite sur les sanctuaires musulmans et chrétiens.
M. Abdel Aty a mis en garde contre le risque de conflagration régionale, appelant à l’application intégrale du plan de paix du président américain Donald Trump et au respect des engagements de cessation des hostilités. Il a salué les progrès vers un consensus national palestinien sur le contrôle des armes, corrélé au retrait israélien de Gaza. Opposant un refus catégorique à tout déplacement forcé des Palestiniens ou à toute annexion unilatérale en Cisjordanie, le chef de la diplomatie égyptienne a exhorté la communauté internationale à œuvrer pour la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967, sous l’égide de l’Autorité palestinienne.





