A la lumière de la montée des défis climatiques, qui menacent la situation environnementale mondiale et qui impactent les plans de développement, le pays a élaboré une feuille de route pour faire face à ces défis, notamment en ce qui concerne l’expansion des projets d’économie verte le développement et la diversification des sources d’énergie renouvelables, a affirmé le service d’information du gouvernement (SIG), cite la MENA.
L’État a étendu les partenariats avec le secteur privé et les partenaires internationaux dans les domaines des énergies propres et renouvelables, et a œuvré pour assurer la technologie nécessaire dans ce domaine, ce qui lui permet de devenir l’un des plus grands producteurs d’énergie propre à un moment où l’Égypte cherche à unifier les efforts des pays du monde lors du sommet sur le climat COP27, à Charm el-Cheikh, afin de formuler une vision commune pour faire face au changement climatique et à ses effets négatifs, selon un rapport publié par le SIG.
Le rapport a fait la lumière sur les efforts déployés par l’Égypte pour accroître sa dépendance aux énergies renouvelables, expliquant que la stratégie énergétique durable pour 2035 vise à accroître la contribution des énergies renouvelables au mix énergétique électrique, ajoutant que la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables devrait atteindre 42% de l’énergie électrique totale produite en 2035, contre 20% en 2022.
Le rapport a passé en revue les sources de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables (actuelles et ciblées), l’énergie solaire représentant 2% de l’énergie électrique totale en 2022, précisant que ce pourcentage devrait atteindre 26% en 2035, alors que l’énergie éolienne représente 12% en 2022, un taux qui doit atteindre 14% en 2035.
Le service d’information du gouvernement a également abordé les accords et mémorandums d’entente les plus importants conclus sur les projets d’énergie nouvelle et renouvelable, indiquant que l’Égypte est un pays qui attire les investissements dans ce domaine.
L’entreprise saoudienne ACWA Power doit mettre en œuvre un projet d’énergie éolienne en Égypte, avec une capacité de 10 gigawatts, a-t-on appris de même source qui a souligné que le groupe émirati Al Nowais achète de l’énergie produite par le projet photovoltaïque à Kom Ombo, à Assouan, et achète également de l’énergie produite par le parc éolien dans le golfe de Suez.
Seize mémorandums d’entente ont été signés pour des projets dans la zone industrielle d’Ain Soukhna et dans la zone d’est de Port-Saïd dans le but d’établir des installations et des complexes industriels pour la production d’hydrogène vert, qui sera utilisé pour l’approvisionnement des navires ou l’exportation vers les marchés étrangers, pour des investissements de plus de 20 milliards de dollars.،
Une stratégie nationale pour l’hydrogène vert est en cours de préparation, selon le service d’information du gouvernement, qui explique que l’Égypte l’annoncera lors de la conférence COP27.
Cette stratégie vise à permettre à l’Égypte de bénéficier de ses capacités compétitives pour atteindre 8% du marché mondial de l’hydrogène, a souligné le rapport, rappelant que l’Égypte dispose des moyens de produire de l’hydrogène vert au coût le plus bas du monde, signalant que le coût de production devrait baisser à 1,7 dollars/kg en 2050 contre 2,7 dollars/kg en 2025.
Selon le rapport, la stratégie réalisera une augmentation du Produit intérieur brut variant entre 10 milliards de dollars et 18 milliards de dollars d’ici 2025, permettra de créer plus de 100 000 nouveaux emplois et contribuera à faire baisser les importations égyptiennes de produits pétroliers et à réduire les émissions de carbone.
La stratégie est mise en œuvre en coopération avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Union arabe pour le développement durable et l’environnement, a-t-on appris de même source.
Le rapport du service d’information du gouvernement a passé en revue les projets d’interconnexion électrique avec les pays voisins, qui cherchent à satisfaire leurs besoins énergétiques, expliquant que les continents africain et européen figurent parmi les régions à la plus faible production d’électricité dans le monde en 2021.





