– Le Sinaï revêt une grande importance non seulement pour l’Egypte mais pour le monde entier, étant le point de jonction entre l’Asie et l’Afrique, une terre de passage pour les anciennes civilisations, d’autant plus qu’il a été témoin des exploits de l’Etat et de ses Forces armées au fil de l’histoire. A l’occasion du 40e anniversaire de la libération du Sinaï, plusieurs experts stratégiques se sont exprimés dont notamment le général, Mohamed El-Ghobari, ancien directeur de la faculté de défense nationale, qui estime que le peuple égyptien est par instinct défenseur de ses droits et capable de contrer tous les défis ou menaces et d’en venir à bout, estimant qu’en ce jour, il est important de mettre en exergue le rôle des Forces armées pour surmonter les difficultés et réaliser des miracles. La bonne préparation de la guerre d’Octobre 1973 est la raison principale ayant permis de marquer la victoire, explique le général Al-Ghobari qui évoque dans ce contexte l’entraînement des soldats à tous les scénarios possibles dont la traversée du Canal de Suez. L’Etat égyptien a livré une bataille diplomatique d’une grande importance lui ayant permis de récupérer le reste des terres égyptiennes… la victoire d’Octobre a pavé la voie aux négociations, a-t-il souligné dans des déclarations exclusives à l’Agence de presse du Moyen-Orient (MENA). “L’Egypte est entrée dans des pourparlers après la victoire d’octobre, totalement différentes de celles qui ont suivi la guerre de 1967, ce qui a contraint l’ennemi à accepter les conditions posées par Le Caire qui était en position de force”. “L’Egypte a réussi à rétablir sa souveraineté en trois étapes, à savoir, l’emploi de la force, l’exploitation de cette force dans les pourparlers puis l’arbitrage international qui s’est soldé par la récupération de l’intégralité du territoire”. “Les Forces armées évoluent en permanence pour affronter les défis qui se dressent devant l’Etat… la pensée militaire change aussi en fonction des circonstances et des exigences de l’époque”. a-t-il ajouté “L’armée a réalisé une épopée dans sa guerre contre le terrorisme et en permettant à la vie de reprendre son cours normal dans le Sinaï… 2011 a vu l’émergence des guerres de quatrième génération qui s’articulent sur quatre éléments, à savoir, la guerre par intérim qui vise à diviser les armées selon l’ethnie, la religion et à introduire des combattants terroristes à l’image de ce qui est arrivé dans la région après le soi-disant printemps arabe”.
“Puis, la démolition de l’Etat de l’intérieur par le biais de la guerre psychologique, l’atteinte à la morale, aux traditions, aux coutumes, la remise en question de l’action des plus hautes autorités et la diffusion de la culture occidentale qui est aux antipodes de la culture orientale, plus les tentatives de blocage économique et institutionnel, a souligné l’ancien directeur de la faculté de défense nationale.





