À l’occasion de l’anniversaire de de la naissance de Soheir Al-Qalamawi, cette figure littéraire et politique de premier plan qui a contribué à façonner la culture arabe à travers ses écrits, son engagement féministe et sa défense des droits des femmes. Née le 23 juin 1911 et décédée le 4 mai 1997, elle a marqué l’histoire par une série de réalisations inédites pour les femmes de son époque.
Parmi ses principales distinctions :
Première jeune femme à fréquenter l’Université du Caire.
Première femme à étudier la littérature arabe à l’université.
En 1941, première Égyptienne à obtenir une maîtrise puis un doctorat en lettres pour ses travaux sur la littérature arabe.
Première femme nommée chargée de cours à l’université après l’obtention de son diplôme.
Avec le soutien de Taha Hussein, elle devient la première femme à obtenir une licence pour exercer le journalisme en Égypte.
L’une des premières femmes à occuper des postes de direction, notamment celui de cheffe du département de langue arabe à l’Université du Caire.
En 1961, elle préside la première réunion consacrée aux arts populaires.
Fondatrice du premier salon du livre du Moyen-Orient : la Foire internationale du livre du Caire.
Auteure du premier recueil de nouvelles publié par une femme en Égypte, paru en 1935, qui demeure l’une de ses œuvres les plus célèbres.
Née au Caire dans une famille attachée à l’éducation des filles, Soheir Al-Qalamawi est diplômée de l’American College for Girls en 1928. Encouragée par son père à se spécialiser en littérature arabe, elle devient la première jeune femme à fréquenter régulièrement l’Université du Caire et la seule femme parmi quarante hommes dans cette discipline.
Après l’obtention de sa maîtrise, elle bénéficie d’une bourse de recherche à Paris pour préparer son doctorat. Durant ses études universitaires, elle est profondément influencée par Taha Hussein, alors directeur du département de langue arabe et rédacteur en chef de la revue de l’Université du Caire, qui la nomme secrétaire de rédaction adjointe en 1932.
Elle œuvre tout au long de sa carrière à élargir le lectorat, à encourager les jeunes écrivains et à développer l’industrie du livre. En 1967, elle fonde la Foire internationale du livre du Caire, première manifestation de ce type au Moyen-Orient.
Par ses œuvres littéraires et son engagement public, elle participe activement à la défense des droits des femmes. Elle prend part à de nombreuses conférences féminines arabes où elle plaide pour l’égalité des droits. En 1960, elle préside la Conférence internationale des femmes, puis, en 1961, la première réunion des arts populaires. En 1962, elle crée un comité chargé de superviser l’Université des jeunes Palestiniennes, témoignant ainsi de son soutien à la cause palestinienne.





