Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a été reçu aujourd’hui par son homologue ougandais, Yoweri Museveni, au palais présidentiel d’Entebbe. Cette rencontre au sommet, marquée par un accueil protocolaire solennel et des entretiens bilatéraux élargis, a permis de poser les jalons d’une coopération renforcée entre les deux nations.
Selon le porte-parole de la présidence égyptienne, l’ambassadeur Mohamed El-Shennawy, le président Al-Sissi a débuté l’entretien en félicitant le président Museveni pour sa réélection, y voyant un signe de la confiance du peuple ougandais en son leadership. Soulignant la dynamique positive des relations bilatérales, le chef de l’État égyptien a plaidé pour une intensification de la coopération dans les secteurs clés de l’agriculture, de l’irrigation et de la santé. Il a également réitéré l’engagement de l’Égypte à former des cadres ougandais et à établir des partenariats d’investissement durables.
Un volet diplomatique majeur a également été abordé : le président Al-Sissi a officiellement invité son homologue au sommet de coordination de l’Union africaine, prévu au Caire en juin 2026, ainsi qu’au forum d’affaires africain qui se tiendra en marge de l’événement. Cette invitation intervient alors que l’Ouganda assure actuellement la présidence de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
De son côté, le président Museveni a salué le rôle moteur de l’Égypte sur les scènes continentale et internationale, érigeant la coopération égypto-ougandaise en modèle d’intégration africaine. Il a exposé les ambitions de son pays à travers le plan national de développement « Ouganda 2040 », identifiant de nombreuses opportunités de synergie avec l’expertise égyptienne.
Au cœur des discussions géopolitiques, les deux dirigeants ont échangé leurs vues sur les crises régionales, notamment au Soudan, en Libye et dans les territoires palestiniens occupés. Le président Al-Sissi a insisté sur le rôle constructif que doivent jouer les pays voisins pour restaurer la stabilité. Par ailleurs, la question cruciale de la gestion des eaux du Nil a fait l’objet d’un consensus sur la nécessité de renforcer la coordination technique et politique.
En conclusion de cette visite, les deux chefs d’État ont souligné l’importance de privilégier des solutions africaines aux conflits du continent, avant la publication d’un communiqué conjoint scellant les engagements pris lors de cette rencontre historique.





