De nouvelles explosions massives ont secoué vendredi l’Iran qui continue à riposter dans le Golfe, au 14ème jour de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait sa première victime française et ébranle l’économie mondiale, rapporte l’AFP.
Les répercussions du conflit se font sentir à travers la planète, poussant l’administration Trump à lever temporairement des sanctions contre la Russie pour tenter de contenir un choc pétrolier majeur.
Déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël, la guerre s’est encore intensifiée vendredi matin.
Une série de puissantes explosions à courts intervalles et d’une rare intensité ont touché la capitale iranienne, l’armée israélienne annonçant des frappes “visant les infrastructures du régime terroriste iranien”.
Les cibles précises visées n’étaient pas connues dans l’immédiat, mais un journaliste de l’AFP a vu deux nuages de fumée noire se dégager de l’est et du nord de la ville, malgré une visibilité réduite par un temps pluvieux à Téhéran.
Des explosions massives ont ensuite été entendues dans le centre de Téhéran, selon la télévision d’Etat, “à courte distance” d’un rassemblement qui se déroule à l’occasion d’une journée annuelle de soutien aux Palestiniens.
“Mort à l’Amérique”
L’Iran marque vendredi la Journée de Qods, théâtre annuel de manifestations en solidarité avec les Palestiniens et contre Israël. Sur la télévision d’Etat iranienne sont diffusées des images de manifestants agitant des drapeaux iraniens et des pancartes appelant à la “Mort de l’Amérique”.
La guerre a déjà provoqué des exodes massifs au sein du pays: plus de 3 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de l’Iran, selon le HCR.
“Presque chaque famille ici héberge au moins une famille venue de Téhéran”, confie à l’AFP une femme de 30 ans résidant à Kermanshah, dans l’est du pays.
Sur place, la “population est extrêmement tendue et révoltée”, notamment à cause des rationnements de pain ou de ruban adhésif, censé protéger les vitres des déflagrations.





